07232017Headline:

Côte d’Ivoire: Des microbes se confient aux-chercheurs/Ce qu’ils envisagent de faire aux côtés des djihadistes

gang microbe

Recrudescence de la violence criminelle: Des “microbes” se confient aux enseignants-chercheurs

Ce qu’ils envisagent de faire aux côtés des djihadistes

Le phénomène des “microbes”, des conflits fonciers, des viols et des attentats terroristes a fait naître en Côte d’Ivoire une nouvelle forme de violence dite violence criminelle. Malheureusement, si ces phénomènes connaissent une recrudescence, leurs données statistiques et sociologiques sont difficilement maîtrisables.

Pour pallier cette insuffisance, le Canada a initié et financé une étude et un film-documentaire sur la “Phénoménologie de la violence criminelle dans les villes ivoiriennes” en vue de détenir des données fiables qui permettront de juguler ces violences criminelles. Les travaux de cette étude, conduite par des enseignants-chercheurs de la Chaire Unesco de Bioéthique de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, ont été restitués hier jeudi 31 mars, au cours d’un symposium organisé à Abidjan-Plateau. Au cours de la réalisation de l’étude couplée d’un film-documentaire, les “microbes” ont fait d’importantes révélations aux enseignants-chercheurs. Ils auraient menacé de s’allier aux djihadistes si ceux-ci leur en faisaient la proposition, a révélé le Prof. Akindès. « Dans le film-documentaire que nous avons réalisé, nous avons compris que ces jeunes gens considèrent leurs crimes comme une activité économique légitime. Ils nous ont confié qu’ils seraient prêts à s’engager aux côtés des djihadistes si ces derniers leur en faisaient la proposition. Le phénomène change peu à peu de stratégie, et ces gamins qui opéraient hier avec des gourdins et des armes blanches le font désormais avec des kalachnikovs. « , a-t-il relevé. Pour le Prof. Akindes, l’étude a révélé que la méthode répressive a montré ses limites dans la résolution de ce phénomène. « La mort, pour ces enfants, est un fait banal. Tuer est un jeu pour eux, comme ils nous l’ont confié dans le film-documentaire. Lorsqu’un des leurs est tué ou arrêté, les gangs se reconstruisent systématiquement avec d’autres leaders. C’est pourquoi le gouvernement doit se saisir de nos recherches sur le phénomène afin d’instaurer un dialogue social avec ces gamins en leur offrant la possibilité de se refaire dans une société qui ne leur a pas tourné le dos. « , a ajouté l’universitaire, qui précise que dans l’option du dialogue social, le gouvernement devra s’allier à des acteurs à qui ces gamins vouent une certaine confiance. »Ces acteurs seront incontournables dans ce dialogue social. Ils connaissent leurs aspirations, leurs sensibilités, leurs habitudes et leurs faiblesses », a laissé entendre Prof. Akindès, qui explique par ailleurs que le choix des communes, cibles des “microbes”, n’est pas fortuit. Ces gamins lui ont révélé qu’ils épargnent certains quartiers de Cocody, à l’exception d’Angré-Pétro Ivoire, pour la simple raison qu’ils méconnaissent les rues de ladite commune.

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