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Au Maroc des militants de la cause animale réclament un protocole de traitement contre le « coronavirus du chat ». En effet la propagation du virus « Corona cats », dans diverses parties du monde, qui a infecté des millions de chats et entraîné leur mort, a suscité des inquiétudes parmi ceux qui s’intéressent à la protection des animaux dans le Royaume.

Ce virus mortel dénommé « péritonite infectieuse féline » (PIF), est apparu chez les chats sur l’île de Chypre, célèbre pour la présence de ces animaux, où les médias internationaux ont signalé la mort de 300 000 chats, au milieu des craintes de sa propagation dans le monde. Ceci dit, de nombreuses voix au niveau national appellent les autorités gouvernementales, et principalement le ministère de la Santé et de la Protection sociale ainsi que le ministère de l’Agriculture, à prendre des mesures pour protéger les chats contre ce virus.

Les exigences de ces activités associatives civiles s’inscrivent en l’absence d’un protocole type de traitement pour ce virus, en plus du coût élevé et de la rareté des médicaments qui sont utilisés temporairement et ce  en dépit de l’absence d’accord à ce sujet au niveau mondial par les médecins et les organisations vétérinaires.

Yacine Armane, président de l’Association pour la protection de la vie animale, a déclaré que le Maroc n’était pas épargné par ce coronavirus félin ou PIF « cette prise de conscience est due au fait que beaucoup, en particulier les éleveurs ou propriétaires  de ces animaux, ne savent pas comment s’y prendre et affronter ce phénomène ». Arman a souligné, à Hespress, que « le « coronavirus du chat » tue énormément ces animaux domestiques que le Marocain chérit, leur résistance ne dépassant pas les dix jours dès lors qu’ils ont été infectés ».

L’acteur associatif a ajouté que : « Ce virus n’a pas de traitement officiel, et il n’y a pas de protocole autorisé par les vétérinaires du monde. Ici vient le rôle des associations de protection animale et de la société civile intéressées à cet égard, car un protocole thérapeutique non homologué a été utilisé pour traiter les cas de corona félin, qui a donné des résultats prometteurs malgré le fait que les vétérinaires ne reconnaissaient pas officiellement ce traitement ».

L’interlocuteur de Hespress a exhorté le ministère de la Santé et de la Protection sociale à autoriser l’utilisation de ces médicaments en dépit qu’ils ne soient pas approuvés au niveau mondial, compte tenu des résultats positifs envers ces chats contre le virus. Aussi, en appelle-t-il à mener des campagnes afin de sensibiliser la société aux fléaux causés par ce virus, à l’instar de ce qui a été fait lors de la propagation de l’épidémie de Covid 19.

L’activiste civil a également souligné la nécessité pour le ministère d’intervenir dans le secteur agricole afin de fournir des protocoles utilisés à l’échelle mondiale, similaires au vaccin contre la rage. Cela devrait conduire à un résultat positif qui donnerait une bonne image du Maroc et de sa  politique déjà reconnue de protection des animaux dans le monde.

Les militants dans le domaine de la protection animale ont confirmé que selon leurs estimations en l’absence de statistique officielle atteindrait le nombre de chats au Maroc atteindrait 9 millions d’individus et que près de deux millions de chats sont menacés par cette maladie très contagieuse, qui ne se transmet cependant pas aux humains. La PIF « provient d’une mutation de coronavirus intestinal présent chez 90 % des chats », qui est « très contagieuse » entre eux, ne se transmet pas aux humains, expliquent les milieux vétérinaires. Ses symptômes polymorphes sont de la fièvre, gonflement de l’abdomen, faiblesse et parfois même agressivité.