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Condamnée à 20 ans de prison ferme: Pourquoi Simone Gbagbo n’est pas en prison-Les confidences d’un avocat

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Dans la nuit de lundi à mardi, le tribunal d’Abidjan a frappé au sein des partisans de l’ex-président de la République, Laurent Gbagbo, au terme du procès en Assises dont le verdict est tombé après 9 H de délibération.

Vingt ans de réclusion ferme ont été attribués à l’ex-Première dame, Simone Gbagbo, condamnée notamment pour«atteinte à la sûreté de l’Etat» et «participation à un mouvement insurrectionnel».

L’ancienne «dame de fer», après quatre ans de silence, est toujours en détention ”privée” dans la capitale économique ivoirienne. Selon Me Mathurin Dirabou, rencontré hier, à l’Etat-major des Armées à Abidjan Plateau en marge de l’ouverture du procès des gardes du corps de l’ex-chef de l’État en détention à la Haye, Simone Gbagbo n’est pas encore en prison. Selon le juriste, membre du collectif des avocats ayant défendu le dossier de l’épouse de Laurent Gbagbo, elle serait toujours dans son lieu de détention depuis son transfèrement à Abidjan. Elle ne sera en prison, ajoute-t-il, que si son conseil ne pourvoit pas en cassation dans les délais requis par la loi. Il faut dire que la déclaration de pourvoi en cassation se fait au greffe de la Cour d’assises dans les cinq jours du prononcé de l’arrêt en appel. «Il faut respecter le délai de 5 jours. Si dans ce délai, nous n’avons pas fait de pourvoi, alors nous sommes forclos. Et les gens peuvent exécuter la décision. Mais, si on fait le pourvoi, ça suspend la décision. Nous avons cinq jours francs, donc le délai court jusqu’à lundi», a expliqué Me Mathurin Dirabou, sans préciser sur quoi portera l’examen du recours . «Ce qui est sûr, on fera le pourvoi», a-t-il insisté.

Le 29 février 2012, la Cour pénale internationale (Cpi) a émis un mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo, qui ne sera rendu public qu’en novembre de la même année. Abidjan refuse jusqu’ici de livrer Simone Gbagbo à la Cpi, soutenant avoir la capacité et la volonté de lui garantir un procès équitable devant la justice de son pays, pour les mêmes faits visés dans l’enquête de la Cour internationale. Ce dont la Cour de La Haye n’est pas convaincue. Dans une décision rendue le 11 décembre, la Cpi a, une nouvelle fois, ordonné aux autorités ivoiriennes de lui remettre Simone Gbagbo pour qu’elle réponde des crimes contre l’humanité portés contre elle, dont meurtres, viols, persécution et autres actes inhumains commis en Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.

L’inter

 

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