
Voici le profil épidémiologique du VIH en Côte d’Ivoire à partir des projections spectre 2024. Ces évaluations ont été faites par le service Suivi et Évaluation Programme National de Lutte Contre Le Sida (PNLS). Nombre de PVVIH augmenté en fin 2023.
Un bilan épidémiologique contrasté
D’après les projections Spectrum 2024 réalisées par le Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS), la Côte d’Ivoire comptait 421 262 personnes vivantes avec le VIH (PVVIH) en 2023. Parmi elles, 67 % sont des femmes adultes et 4 % des enfants âgés de 0 à 14 ans. Les régions d’Abidjan 1 et Abidjan 2 concentrent à elles seules 38 % des PVVIH, soit 158 311 cas.
En 2023, le VIH a causé 9 518 décès en Côte d’Ivoire. Bien que ce chiffre reste préoccupant, il représente une diminution de 71 % par rapport à 2010, grâce à un accès élargi aux traitements antirétroviraux et à un suivi médical renforcé.
Cependant, au-delà d’Abidjan, certaines régions affichent des incidences particulièrement élevées. Le Worodougou (30‰), le Bafing (29‰), et le Sud-Comoé (27‰) figurent parmi les zones les plus touchées. Ce contraste géographique souligne l’urgence de concentrer les efforts sur les zones rurales et éloignées.
Des nouvelles infections en baisse
En 2023, le pays a enregistré 10 591 nouvelles infections au VIH. Les adolescentes et jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans représentent 20 % de ces nouveaux cas, soulignant leur vulnérabilité face à la maladie. Les enfants de 0 à 4 ans, quant à eux, comptent pour 13 % des infections pédiatriques. Néanmoins, les efforts de prévention commencent à porter leurs fruits. Entre 2010 et 2023, le nombre de nouvelles infections a diminué de 60 % tous âges confondus et de 55 % chez les adultes de 15 ans et plus. De 2020 à 2023, une baisse de 17 % a été enregistrée à l’échelle nationale, témoignant des progrès constants réalisés grâce aux campagnes de sensibilisation et aux initiatives de dépistage.
En 2023, le VIH a causé 9 518 décès en Côte d’Ivoire. Bien que ce chiffre reste préoccupant, il représente une diminution de 71 % par rapport à 2010, grâce à un accès élargi aux traitements antirétroviraux et à un suivi médical renforcé. Le taux de transmission mère-enfant a également baissé au fil des ans, grâce à des programmes de prévention ciblés. Cela reflète l’engagement des autorités sanitaires et des partenaires internationaux à éradiquer la transmission pédiatrique du VIH.


