Un accident de la circulation s’est produit dans la nuit du mardi 17 mars 2015, au PK 18, à Abobo. Faisant deux blessées graves. Mais un homme armé viendra en rajouter au malheur de l’une des jeunes filles accidentées.
En effet, cette nuit-là, il est environ 23h, lorsqu’un chauffeur de gbaka perd subitement le contrôle de son véhicule. Et dans sa folle course, ce véhicule de transport en commun, immatriculé 7342 BE 01, vient « ramasser » deux jeunes vendeuses que sont Konaté Maïmouna et Fatou Lougué. Mais alors que les deux victimes gisent au sol, le conducteur du gbaka, au mépris du bon sens, opte pour la fuite. Il appuie donc sur le champignon et donne une allure puissante à son minicar.
Un témoin de la scène à moto, s’arrête. Il n’admet pas du tout ce délit de fuite. Ainsi, dans sa volonté d’empêcher la fuite de cet insensé automobiliste, il sort un pistolet et fait feu. Faisant exploser l’une des roues du minicar. Mais ça ne suffit pas à ses yeux. Il ouvre de nouveau le feu. Cette fois, maladroit qu’il est, la balle vient atteindre de plein fouet l’une des malheureuses blessées de l’accident. A savoir, l’infortunée Fatou Lougué. Réalisant sa bêtise, l’homme à moto, qui vire soudainement du statut de bienfaiteur à celui de malfaisant, prend lui aussi la fuite. Ce revirement de situation est du pain béni pour le chauffeur du gbaka et son apprenti qui n’en demandent pas mieux. Ils s’éjectent de leur véhicule sur cale et se fondent dans la nature.
La police informée se rend sur place pour le constat d’usage. Le gbaka à la base de tout le drame est, pour nécessité d’enquête, convoyé et mis en fourrière par les éléments du service constat de la police. Les deux jeunes dames blessées sont, pour leur part, évacuées à l’hôpital Houphouët-Boigny par un équipage de la Mission scientifique des droits de l’Homme. Il est maintenant question pour la police, de retrouver le mystérieux tireur et le chauffeur de gbaka fuyard.
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