L’Agence de presse algérienne a qualifié les déclarations du président français Emmanuel Macron, faites depuis le Portugal, de « déclarations d’apaisement », visant à atténuer la crise dans les relations algéro-françaises, qui ont atteint un niveau inédit de tension et de détérioration.
Cependant, selon une dépêche de l’APS, « malheureusement, quelques heures seulement après ces déclarations du président français, son ministre de l’Intérieur, animé d’une hostilité manifeste, a donné instruction aux services de la police aux frontières d’expulser l’épouse de l’ambassadeur d’Algérie au Mali », lui interdisant l’entrée sur le territoire français sous prétexte qu’elle ne disposait pas de ressources financières suffisantes.
Et ce, malgré le fait que l’épouse du diplomate était en situation régulière, ayant présenté une attestation d’hébergement, une assurance et la carte de crédit de son époux.
L’APS qualifie cet acte de « sommum de la provocation » de la part du ministre de l’Intérieur, « influencé par les conseils de son entourage proche ».
L’agence ajoute : « Les choses sont désormais claires : ce ministre, qui a fait de l’Algérie son unique obsession, a choisi de jouer la carte de la rupture avec Alger, au détriment de son propre président ».
Et de conclure : « L’Algérie, victime de ce double discours au plus haut sommet de l’État français, ne restera pas les bras croisés et prendra toutes les mesures de rétorsion nécessaires face à cette situation ».



