A la suite des récurrents cas de vols et agressions dans la sous-préfecture de Gonaté, dans la région du Haut Sassandra, la gendarmerie nationale, à travers sa section de recherche basée à Daloa a diligenté une enquête qui permis de mettre le grappin sur deux individus.
La quiétude retrouvée dans la sous-préfecture de Gonaté, dans la région du Haut Sassandra, est le fruit d’une enquête minutieuse menée par la section de recherche de la gendarmerie nationale basée à Daloa. En effet, deux individus soupçonnés d’être les cerveaux d’une série de vols et d’agressions parfois mortelles qui secouent cette localité depuis plusieurs mois ont été interpellés dans le village de Zéréfla.
Une vaste opération de bouclage
Les faits remontent à la nuit du mardi 1er avril 2025, lors d’une vaste opération de bouclage menée aux environs de 3 heures du matin. La gendarmerie, agissant sur la base d’informations recoupées au fil de l’enquête, est parvenue à appréhender deux suspects en flagrant délit de préparation d’un nouveau braquage. Il s’agit des nommés A. Fidel, âgé de 29 ans, et T.B.N. Tanguy, 30 ans, tous deux résidents à Zéréfla, un village situé dans la circonscription administrative de Gonaté.
Ces arrestations interviennent dans un contexte de recrudescence inquiétante de la criminalité dans la région. Depuis plusieurs mois, les habitants de Gonaté vivent sous la menace permanente de bandes organisées qui opèrent avec violence, n’hésitant pas à recourir à la force pour dépouiller leurs victimes. Des motos, de l’argent liquide et d’autres objets de valeur sont régulièrement emportés lors de ces agressions qui se déroulent généralement à la tombée de la nuit ou à des heures où les rues sont peu fréquentées.
Les malfaiteurs identifiaient d’abord leurs victimes dans les lieux publics ou les marchés du village, avant de les suivre discrètement jusqu’à des endroits plus isolés
Le mode opératoire des malfaiteurs était désormais bien rodé. Selon les éléments recueillis au cours de l’enquête, ils identifiaient d’abord leurs victimes dans les lieux publics ou les marchés du village, avant de les suivre discrètement jusqu’à des endroits plus isolés. Là, ils les agressaient, souvent à l’aide d’armes blanches ou de bâtons, pour s’emparer de leurs biens. Cette méthode leur a permis d’opérer en toute discrétion pendant plusieurs semaines, causant un climat de psychose au sein de la population locale.
Mais l’événement qui a précipité l’intensification des recherches reste l’agression mortelle de Zongo Aboudou, survenue le vendredi 14 février 2025. Ce drame a marqué les esprits et mobilisé les autorités locales, qui ont alors renforcé la collaboration avec la gendarmerie pour mettre fin à ces actes criminels. Cette coopération a permis à la section recherche de Daloa de resserrer l’étau autour des suspects jusqu’à leur arrestation.
Les deux suspects passent aux aveux
Conduits dans les locaux de la section de recherche à Daloa, A. Fidel et T.B.N. Tanguy ont été auditionnés par les enquêteurs. Selon une source proche du dossier, les deux individus n’ont pas tardé à passer aux aveux. Ils ont reconnu leur implication dans plusieurs actes de vol à main armée, certains ayant entraîné la mort de leurs victimes. Ces confessions confirment leur participation active à la série d’agressions qui a endeuillé la région ces derniers mois.
Actuellement placés en garde à vue, les deux suspects seront bientôt présentés au Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Daloa pour répondre de leurs actes. Ils risquent des poursuites pour association de malfaiteurs, vols aggravés et homicides, des chefs d’accusation particulièrement lourds dans le code pénal ivoirien.
L’arrestation de ces deux présumés criminels est un soulagement pour les habitants de Gonaté et des villages environnants
L’arrestation de ces deux présumés criminels est un soulagement pour les habitants de Gonaté et des villages environnants, longtemps livrés à l’insécurité. Elle illustre également le professionnalisme et la réactivité des forces de l’ordre, en particulier la gendarmerie nationale, dont l’action est à saluer.
Cette opération réussie renforce la confiance des populations dans les autorités sécuritaires et constitue un signal fort lancé aux fauteurs de troubles : l’impunité ne passera pas. La vigilance reste cependant de mise pour garantir une paix durable dans le Haut Sassandra.




