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Assemblée nationale : Patrick Achi ouvre une session 2026 chargée de 24 projets de loi

Élu président de l’Assemblée nationale avec 84,98 % des voix, Patrick Achi ouvre la nouvelle législature sous le signe d’un agenda législatif dense et d’enjeux institutionnels majeurs.

Deux jours après son élection à la tête de l’institution, le nouveau président de l’Assemblée nationale ivoirienne a présidé, ce lundi 19 janvier 2026, l’ouverture solennelle de la première session ordinaire de l’année, marquant le véritable coup d’envoi des travaux parlementaires de la législature 2026-2030.

Dans un hémicycle au complet, en présence du vice-président de la République, représentant le chef de l’État, Alassane Ouattara, des présidents d’institutions, du corps diplomatique, des chefs traditionnels et religieux, Patrick Achi a donné le ton : responsabilité, rigueur et résultats.

Un Parlement face à un monde instable
Dans son discours, le successeur d’Adama Bictogo a longuement planté le décor international et régional. Il a décrit un monde en rupture, marqué par les crises géopolitiques, le recul du multilatéralisme, les tensions économiques, mais aussi par l’accélération technologique et l’intelligence artificielle. Autant de bouleversements qui, selon lui, rendent la stabilité plus fragile, y compris en Afrique de l’Ouest.

Dans ce contexte, Patrick Achi a insisté sur le choix fait par la Côte d’Ivoire depuis 2011 : celui de la stabilité politique, économique et institutionnelle, tout en rappelant que cette stabilité n’est jamais acquise et qu’elle exige des lois justes, des budgets rigoureux et une action publique lisible.

24 projets de loi au cœur de la séance
Sur le plan concret, le président de l’Assemblée nationale a dévoilé un programme législatif dense, avec 24 projets de loi inscrits à l’ordre du jour de cette première session ordinaire.

Parmi eux figurent six projets de loi ordinaire, trois projets de ratification d’ordonnances et cinq projets de loi d’autorisation de ratification de conventions internationales.

 

Ces textes couvrent des secteurs jugés stratégiques : la santé, avec notamment un projet de loi sur la biologie médicale, destiné à accompagner la réforme hospitalière ; la fiscalité ; la protection sociale ; les droits humains ; mais également l’intégration économique régionale.

Les députés auront également à se prononcer sur la ratification de l’ordonnance liée au démantèlement tarifaire dans le cadre de la ZLECAf, une étape clé pour l’intégration économique africaine, ainsi que sur des textes concernant le droit maritime et les droits des personnes en situation de handicap.

Traduire la vision présidentielle en lois
Patrick Achi a clairement situé l’Assemblée nationale comme un acteur central de la mise en œuvre de la vision présidentielle, rappelant la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle d’octobre 2025 et la large majorité RHDP issue des législatives de décembre.

L’objectif affiché reste ambitieux : faire de la Côte d’Ivoire un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, en transformant la croissance en prospérité partagée, en investissant dans le capital humain, en modernisant l’agriculture, en renforçant le système de santé et en préférentiellement les inégalités.

« Sans loi, il n’y a pas de transformation durable », a martelé le président de l’Assemblée, appelant les députés à un travail législatif rigoureux, à l’écoute des populations et orienté vers des résultats mesurables.

Une Assemblée convoquée à plus de rigueur
Enfin, Patrick Achi a annoncé la prochaine mise en place des organes de l’Assemblée nationale : bureau, groupes parlementaires et commissions permanentes, tout en promettant de conduire les travaux avec impartialité, équité et exigence.

Pour le nouveau président, cette législature doit faire de l’Assemblée nationale un pilier de stabilité démocratique, un moteur de transformation économique et sociale, et un repère de confiance pour les citoyens comme pour les partenaires du pays.

Une session ordinaire qui s’ouvre donc sous le signe de l’action, avec un agenda chargé et des attentes élevées du Parlement, dans un contexte où le ivoirien est appelé à jouer pleinement son rôle au cœur de la démocratie.

 

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