Les États-Unis ont déployé un nombre record d’avions de chasse F-35 et F-22, ainsi que des appareils de soutien, au Moyen-Orient, marquant la plus forte concentration de forces aériennes américaines dans la région depuis l’invasion de l’Irak en 2003.
Un second porte-avions, l’USS Gerald R. Ford, est en route vers la zone, renforçant la présence navale aux côtés de l’USS Abraham Lincoln. Ces mouvements s’inscrivent dans un contexte de tensions accrues avec l’Iran, alors que des négociations nucléaires indirectes se poursuivent.
Déploiements
Selon des données de suivi aérien et un responsable américain cité par le Wall Street Journal, plus de 50 avions de chasse, dont des F-22 Raptor furtifs et des F-35 de dernière génération, ont été redéployés ces derniers jours vers le Moyen-Orient. Des appareils de commandement comme les E-3 Sentry (AWACS) et des ravitailleurs KC-135 accompagnent ces chasseurs pour permettre des opérations prolongées. Parallèlement, des systèmes de défense aérienne stratégiques tels que THAAD et Patriot PAC-3 ont été positionnés ces dernières semaines pour contrer d’éventuelles menaces balistiques iraniennes.
Objectifs et posture américaine
Le Pentagone qualifie ces déploiements de « strictement défensifs », visant à protéger les forces américaines et alliées contre des drones, missiles ou représailles iraniennes. L’arrivée de l’USS Gerald R. Ford, le plus grand porte-avions de la flotte US, embarquant des avions d’attaque et de guerre électronique, porte à deux le nombre de groupes aéronavals dans la zone CENTCOM. Ces assets permettent potentiellement une campagne aérienne soutenue de plusieurs semaines contre des cibles iraniennes, comme des sites nucléaires ou balistiques, selon des officiels US.
Implications régionales
Ce renforcement intervient après des échanges de frappes entre Israël et l’Iran, et alors que le président Donald Trump examine des options militaires plus fermes face à Téhéran. Les États-Unis maintiennent déjà environ 40 000 soldats dans la région, avec des bombardiers B-52 à la base d’Al Udeid au Qatar. Malgré les tensions, des pourparlers nucléaires indirects à Genève se poursuivent, Téhéran niant toute ambition militaire.



