Les deux présidents Abdel Fattah Al-Sissi et Vladimir Poutine ont exprimé leur volonté d’approfondir la coopération dans plusieurs secteurs clés, notamment l’énergie, le commerce, le tourisme et l’investissement.
Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a affirmé, mardi 31 mars, que la Russie disposait de l’influence nécessaire pour contribuer à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue Vladimir Poutine, selon un communiqué officiel de la présidence égyptienne.
Cet échange intervient dans un contexte de fortes tensions régionales et de répercussions économiques déjà perceptibles sur les marchés énergétiques et commerciaux.
Au cœur des discussions, le chef de l’État égyptien a insisté sur l’urgence de contenir l’escalade et de préserver la stabilité régionale, rappelant les efforts menés par Le Caire en coordination avec plusieurs partenaires pour apaiser les tensions. Il a souligné que « la sécurité des pays arabes constitue une extension directe de la sécurité nationale égyptienne », réaffirmant le soutien total de son pays à la stabilité et à la souveraineté des États arabes. Dans ce cadre, Abdel Fattah Al-Sissi a estimé que Moscou, en raison de son poids international, pouvait jouer un rôle déterminant dans l’évolution du conflit.
Dans le prolongement de cet échange, Vladimir Poutine a salué les initiatives égyptiennes en faveur de la sécurité régionale et exprimé sa volonté de contribuer à une désescalade rapide. Les deux dirigeants ont également évoqué les moyens de restaurer un équilibre régional fragilisé par les conséquences économiques du conflit, notamment la hausse des prix de l’énergie et les perturbations des chaînes d’approvisionnement.
Cette coordination s’étend à la question palestinienne, que Le Caire place au centre de ses priorités diplomatiques. Abdel Fattah Al-Sissi a plaidé pour la poursuite du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, l’acheminement d’une aide humanitaire suffisante et le lancement rapide de la reconstruction. Il a réitéré son attachement à une solution politique fondée sur la création d’un État palestinien indépendant dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, considérée comme la seule voie vers une stabilité durable.
Au-delà des enjeux sécuritaires, les discussions ont également porté sur le renforcement du partenariat stratégique entre l’Égypte et la Russie. Des projets structurants ont été évoqués, tels que la centrale nucléaire d’El-Dabaa et la zone industrielle russe dans la zone économique du canal de Suez, illustrant l’ancrage économique de cette relation bilatérale dans un environnement international marqué par de fortes recompositions.



