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États-Unis: les actes de violence politique en hausse, les élus de plus en plus visés


Aux États-Unis, les actes de violence politique se multiplient avec un dernier incident en date lors du dîner des correspondants de la Maison Blanche samedi 25 avril. Selon une étude, les jeunes Américains seraient moins sensibles à ces actes violents que les générations précédentes, et plus susceptibles d’y trouver une justification sans en être eux-mêmes les auteurs.

L’inculpation de Cole Allen, l’auteur des tirs dans l’hôtel où se déroulait le dîner des correspondants de la Maison Blanche samedi soir, pour « tentative d’assassinat » contre le président et « usage illégal d’armes à feu », a relancé le débat sur la violence politique aux États-Unis. Si ce nouvel épisode n’a pas fait de victimes cette fois-ci, ces incidents semblent néanmoins de plus en plus nombreux dans le pays.

Les minorités, en raison de leur ethnie ou de appartenance religieuse, sont régulièrement la cible de ces attaques. Mais les actes violents visant directement les responsables publics se sont eux aussi multipliés, et s’il reste difficile de les quantifier de manière scientifique, le sentiment d’insécurité a augmenté aux États-Unis.

L’assassinat de Charlie Kirk l’an dernier, militant d’extrême droite qui n’était ni un élu, ni un membre de l’administration Trump, a par exemple eu un retentissement énorme. Au-delà de Charlie Kirk, la police du Capitole, les policiers chargés de protéger le Congrès américain, ont noté une augmentation de 58% des menaces envers les parlementaires entre 2024 et 2025.

 

Une violence de plus en plus acceptée
Les exemples ne manquent pas dans la vie politique américaine : la maison d’un gouverneur incendiée, une élu et son mari tués dans le Minnesota et bien sûr les tentatives d’assassinat contre Donald Trump pendant la campagne présidentielle à Butler en Pennsylvanie, puis à West Palm Beach en Floride.

Dans l’histoire, quatre présidents américains ont d’ailleurs déjà été assassinés, dont deux dans la capitale fédérale : Abraham Lincoln et James Garfield. Ronald Reagan avait lui été blessé dans une tentative d’assassinat devant l’hôtel Hilton en 1981. La plupart des études pointent un effet d’accumulation en raison de la polarisation de la vie politique, mais les chiffres montrent cependant que la situation était encore pire en 2020 ou 2021.

Dans l’inconscient collectif américain, les jeunes générations sont moins sensibles à ces actes violents que les Américains les plus âgés. Un baromètre récent de l’institut YouGov pose la même question depuis 2022 : « À quel point la violence politique aux États-Unis pose t-elle problème ? »

La moitié des 18-30 ans la perçoive comme un problème, alors que cela monte à près de 70% chez les soixantenaires. Autre enseignement de cette étude : selon un dernier sondage datant de septembre 2025, la jeunesse classée à gauche est plus susceptible d’accepter des actes violents en politique et penser qu’ils peuvent se justifier d’une manière ou d’une autre, sans nécessairement commettre ces violences.

Cette hausse de la violence politique fait aussi fuir les candidats aux plus hautes fonctions, puisque trois quarts des élus locaux hésitent à prendre plus de responsabilités en raison de l’hostilité qui se manifeste envers les cadres du gouvernement dans l’espace public.

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