À quelques semaines de la clôture du Projet PR8, prévue pour le 30 juin 2026, l’Observatoire de la Fluidité des Transports (OFT) engage une nouvelle phase de ses actions afin d’assurer la continuité des réformes sur les principaux corridors routiers du pays.
L’objectif est de préserver les acquis obtenus dans le cadre du PR8 et de renforcer durablement la fluidité de la circulation sur les axes stratégiques, notamment le corridor Bamako–San Pedro via Daloa.
Maintenir les avancées enregistrées
Dans cette dynamique, une séance de travail s’est tenue ce jeudi à la préfecture de Daloa entre la mission de l’OFT, les autorités administratives et les membres du Comité local de facilitation des transports (CLFT). Les échanges ont porté sur les mécanismes à mettre en œuvre pour maintenir les avancées enregistrées en matière de réduction des tracasseries routières et d’amélioration des conditions de circulation des personnes et des biens. Le chef de mission de l’OFT, Konaté Siaka, a rappelé que la phase finale du PR8 constitue une étape décisive pour consolider les réformes engagées sur les corridors routiers.
Pusieurs pratiques contraires aux principes de facilitation du transport persistent encore sur certains tronçons
Depuis le 4 mai 2026, une opération de terrain est en cours afin d’identifier, de démanteler et de réprimer les dispositifs non autorisés installés le long des axes routiers. Selon la mission, malgré les progrès réalisés, plusieurs pratiques contraires aux principes de facilitation du transport persistent encore sur certains tronçons. « Un conducteur quittant Daloa pour Bouaflé pouvait subir jusqu’à trois contrôles en moins de trois kilomètres, souvent pour les mêmes motifs », a dénoncé Konaté Siaka. Sur le corridor San Pedro–Daloa, l’OFT indique avoir déjà procédé au démantèlement d’une douzaine de postes de contrôle illégaux installés en rase campagne. Ces installations, jugées non conformes à la réglementation, contribuaient à ralentir la circulation et à augmenter les coûts du transport des marchandises. Le rapport technique 2025 de l’OFT met par ailleurs en évidence l’ampleur des perceptions illicites sur le réseau routier national, lesquelles ont atteint plus de 103 milliards de francs CFA.
Transparence et efficacité
Une situation qui impacte négativement la compétitivité des corridors routiers ainsi que la fluidité des échanges économiques entre la Côte d’Ivoire et les pays de l’hinterland. Face à ces enjeux, l’OFT appelle à une forte implication des acteurs du Comité local de facilitation des transports, présidé par les préfets, afin d’assurer une coordination efficace des actions sur le terrain. Konaté Siaka a insisté sur la nécessité d’une synergie durable entre les administrations concernées pour éviter tout recul après la fin du PR8. Après Daloa, la mission de l’OFT prévoit de poursuivre ses opérations à Séguéla et à Boundiali, avant une visite inopinée annoncée au poste frontalier de Nigouni. Cette extension des opérations vise à renforcer le contrôle et l’assainissement sur l’ensemble du corridor Bamako–San Pedro. À travers cette démarche, l’OFT entend inscrire durablement la gestion des corridors routiers dans une logique de performance, de transparence et d’efficacité, au service du développement économique et de l’intégration sous-régionale.



