
Les avocats de Guillaume Soro ont animé une conférence de presse ce vendredi 07 février 2020 à Cocody. Vincent Brengarth membre du collectif des avocats, a dénoncé les conditions d’incarcérations de ses clients et le fait qu’on leur a refusé le droit d’avoir un avocat.
Celui qui n’avait jusque-là aucun préjugé par rapport à la justice ivoirienne s’en est fait un. Vincent Brengarth a fait des observations quant à la détention des pros Soro qui l’ont interpellées. parlant avec les personnes poursuivies m’a complètement interpellé. Deux séries d’observation. La première série d’observation portera sur les conditions de détention.
« Vous avez aujourd’hui des personnes qui n’ont pour l’intégralité n’ont jamais été condamnées, n’ont jamais été poursuivies. Des profils d’une incroyable variété. A la fois des députés, des enseignants, des policiers, un commissaire de police et qui du jour au lendemain se retrouvent en détention sans en comprendre les raisons. C’est complètement frappant et presqu’inédit dans le caractère collectif puisqu’ils se retrouvent 19 personnes poursuivies dans les mêmes conditions », a-t-il relevé.
Pour l’avocat du barreau de Paris, les conditions carcérales sont particulièrement rudes pour certains. « Pour l’insalubrité de certains lieux de détention des personnes ont été obligées de construire des latrines pour pouvoir apporter un peu de dignité aux personnes poursuivies », a-t-il révélé.
Selon l’avocat, des détenus n’ont pas la possibilité d’aller à l’extérieur, d’aller dans la cour pour faire quelques pas. Par ailleurs, certains sont obligés de rester cloisonnés dans une cellule où ils se retrouvent à huit avec des toits en tôles avec un effet de chaleur extrêmement considérable aux dire de Vincent Brengarth.
REFUS D’AVOIR UN AVOCAT
« Ce sont des personnes qui ne comprennent pas les raisons pour lesquelles elles ont été en détention. Elles comprennent la logique politique qu’il peut y avoir mais en termes de procédures et de droit, certaines personnes ont été interpellées selon les règles de la flagrance dans des conditions juridiques contestables parce qu’on ne voyait pas l’infraction qui a été mise en état de flagrance », a-t-il ajouté.
En outre, il s’est offusqué de ce que ses clients n’ont pas eu droit à des avocats à la DST : « Des personnes qui ont été conduites dans les locaux de la DST et on ne leur dit pas qu’elles ont droit à un avocat et on leur demande de signer le PV dans lequel ils ont refusé d’avoir un avocat, dans lequel on leur a refusé le droit d’avoir un avocat. C’est complètement inédit et du jamais vu. C’est contraire à toutes les obligations aujourd’hui du droit international », a-t-il dit.


