Au moins 14 soldats burkinabè ont perdu la vie samedi lors d’une 14 soldats burkinabè contre un poste militaire à Bagade , commune de Tougouri dans le nord du Burkina Faso, selon un bilan provisoire communiqué par des sources sécuritaires à l’AFP.
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), branche sahélienne d’Al-Qaïda, a rapidement revendiqué l’assaut, publiant une vidéo choquante montrant des corps de soldats, certains brûlés vifs.
L’assaut, survenu après une période d’accalmie relative, a ciblé un détachement militaire isolé dans cette zone stratégique du nord du pays, à environ 160 km d’Ouagadougou. Des sources anonymes évoquent plusieurs militaires portés disparus et des pertes parmi les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), ces supplétifs civils qui appuient l’armée dans la lutte contre les groupes armés. Selon le réseau de journalistes saheliens WAMAPS, le bilan pourrait s’élever à près de 20 morts, incluant des VDP, avec des images diffusées par le JNIM confirmant la violence extrême de l’attaque.
Cette offensive s’inscrit dans une vague d’attaques jihadistes intensifiées depuis février 2026, avec plus de 130 morts en dix jours selon l’ONG ACLED, principalement dues au JNIM. Le Burkina Faso, sous junta militaire dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré depuis 2022, fait face à une insécurité persistante malgré les affirmations officielles de progrès, le pays étant classé épicentre mondial du terrorisme par le Global Terrorism Index 2025. Les autorités minimisent souvent ces incidents, compliquant la coordination régionale après le retrait de la CEDEAO.
Cette attaque souligne la résilience du JNIM face aux efforts de contre-insurrection, menaçant la stabilité du Sahel central.



