Le nouveau Président de la Commission de la CEDEAO a réuni à Abuja, ambassadeurs et partenaires internationaux pour un dialogue de haut niveau sur les grandes de son mandat. Aux Corps accrédités, Birame Diop mentionne que l’intégration régionale demeure une nécessité stratégique pour construire une Afrique de l’Ouest prospère, résiliente et inclusive.
Le successeur d’Alieu Oumar Touray a remercié les partenaires diplomatiques pour leur soutien bilatéral et multilatéral de longue date à la CEDEAO, particulièrement dans les domaines de la paix, de la sécurité et de la gouvernance. Ce dialogue intervient alors que la CEDEAO entame une nouvelle phase de son développement institutionnel sous la direction de Birame Diop.
Face aux ambassadeurs, chefs de missions diplomatiques, partenaires de développement et représentants d’organisations internationales, Birame Diop a tracé les grandes lignes de son mandat, placé sous le signe de la solidarité et de l’ambition collective. « L’intégration régionale n’est pas simplement une option ; c’est une nécessité stratégique », a déclaré le général Diop pour poser le cadre d’une vision où la coopération entre États membres est une condition de survie dans un environnement mondial de plus en plus instable.
La CEDEAO donne les orientations aux diplomates accrédités
Le monde de 2026 n’a plus grand-chose à voir avec celui de 1975, année de la fondation de la Communauté. La CEDEAO d’hier ne pourrait être appliquée à la lettre après son 51e anniversaire. Le Président Diop a jugé nécessaire d’établir un dialogue franc avec la communauté diplomatique et les partenaires internationaux. Une manière de réaffirmer que la CEDEAO, bien que confrontée à des défis sans précédent, entend rester un acteur central de la stabilité et du développement en Afrique de l’Ouest. Il s’agit pour une région, déjà éprouvée par les crises sécuritaires au Sahel, les transitions politiques dans plusieurs pays et les pressions migratoires, de ne plus se permettre un affaissement de son architecture régionale.
La solidarité et l’action collective pour grandir
Le nouveau président de la Commission a insisté sur la nécessité d’un « regain de solidarité régionale » et de « partenariats internationaux plus solides ». Double exigence qui traduit la conviction que les problèmes de la région ne peuvent être résolus par les seuls États membres, ni par les seuls partenaires extérieurs, mais par une synergie entre les deux.
Birame Diop a tenu à exprimer sa profonde gratitude aux partenaires diplomatiques et de développement pour leur soutien de longue date. Depuis cinquante ans, a-t-il rappelé, la CEDEAO a pu compter sur l’appui de ses alliés dans des domaines aussi variés que la paix et la sécurité, la gouvernance démocratique, l’intégration régionale, le développement des infrastructures, l’aide humanitaire et le renforcement institutionnel. Un héritage que la nouvelle direction entend préserver et approfondir.
Le nouveau chapitre de l’intégration régionale
Cette rencontre avec la communauté diplomatique intervient alors que la CEDEAO entre dans une nouvelle phase de son développement institutionnel. La Commission, sous la houlette de Birame Diop, cherche à renforcer l’efficacité et l’impact de la coopération régionale. Les priorités sont nombreuses : achever les négociations avec les pays de l’AES, lancer la monnaie unique ECO par étapes, activer la brigade antiterroriste, et garantir un financement communautaire durable. Autant de chantiers qui nécessitent un dialogue permanent avec les partenaires internationaux.
Le discours du Président Diop, sans donner de détails opérationnels, a posé les bases d’une méthode : la transparence, la concertation et la confiance. « L’intégration régionale est la voie la plus efficace vers la construction d’une Afrique de l’Ouest prospère, résiliente et inclusive », a-t-il martelé. Un message que les ambassadeurs présents ont entendu, et dont ils mesurent sans doute les implications politiques et financières.



