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Kenya: La fermeture des petits commerces exploités par des ressortissants étrangers

Le gouvernement kényan a annoncé un renforcement du contrôle des activités exercées par les ressortissants étrangers, rappelant que l’entrée sans visa sur le territoire ne donne pas automatiquement le droit d’y travailler, de commercer ou d’y mener une activité professionnelle.

Dans un communiqué publié le 6 septembre, le ministère des Investissements, du Commerce et de l’Industrie a précisé les conditions d’application de la directive annoncée récemment par le président William Ruto concernant les visas et permis de travail délivrés aux étrangers.

Nairobi rappelle que le Kenya a instauré, depuis le 1er janvier 2024, un régime d’entrée sans visa pour les visiteurs internationaux. Cette politique a été renforcée en janvier 2025 par la suppression de l’autorisation électronique de voyage (AVE) pour les ressortissants de la plupart des pays africains.

Selon les autorités, ces mesures ont contribué à soutenir le tourisme et les investissements. Elles restent en vigueur, mais ne doivent pas être interprétées comme une autorisation d’exercer une activité professionnelle ou commerciale.

Le gouvernement dénonce en effet des cas d’utilisation abusive du régime d’entrée et de séjour. Certains étrangers seraient entrés au Kenya comme touristes ou investisseurs avant de s’engager dans des activités qui ne correspondent pas à leur statut ou à leur autorisation.

Les autorités veulent particulièrement mettre de l’ordre dans la présence étrangère dans le commerce de détail et le commerce local. Les personnes qui exercent une activité sans disposer des autorisations requises s’exposent à des sanctions, pouvant aller jusqu’au retrait de leur visa, conformément à la législation kényane.

L’accès au territoire ne vaut pas permis de travail

Le ministère insiste sur une distinction essentielle : l’exemption de visa ou d’AVE permet l’entrée sur le territoire, mais ne constitue pas un permis de travail.

« L’entrée sans visa ou l’exemption des exigences de l’AVE ne confère pas en soi le droit de travailler, de faire du commerce ou d’exercer une activité commerciale au Kenya », indique le gouvernement.

Les ressortissants étrangers souhaitant travailler ou entreprendre au Kenya doivent donc continuer à se conformer aux règles d’immigration, aux procédures d’obtention des permis de travail ainsi qu’aux autres réglementations applicables.

Nairobi entend toutefois appliquer cette politique en tenant compte de ses engagements régionaux au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE). Le Kenya souligne notamment son attachement à la libre circulation des biens et des personnes entre les États partenaires de la communauté.

Les nouvelles mesures devront ainsi être mises en œuvre dans le respect des accords régionaux, tout en garantissant l’application des législations nationales en matière d’immigration et d’emploi.

Le gouvernement assure enfin que l’application de la directive sera « ordonnée et transparente », conformément à la loi et dans l’esprit de l’intégration est-africaine.

Malgré ce renforcement du contrôle, Nairobi affirme rester ouvert aux investisseurs et aux entreprises légitimes qui respectent les lois kényanes et participent à la création d’emplois, à la croissance économique et au développement du pays.

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