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Sénégal: L’ex-président Macky Sall officiellement candidat au poste de SG de L’ONU

 

Le Burundi, présidant actuellement l’Union africaine (UA), a déposé à New York la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies. Soutenu par l’UA et porté par le président burundais Évariste Ndayishimiye, ce dossier marque une offensive diplomatique majeure pour hisser un Africain à la tête de l’organisation mondiale.

Cette démarche s’inscrit dans une dynamique initiée lors du sommet de l’UA en février 2026 à Addis-Abeba, où les chefs d’État ont examiné le soutien continental à Macky Sall, sans décision immédiate mais avec un report en visioconférence. Le dépôt officiel, rapporté le 1er mars 2026 par plusieurs médias sénégalais, positionne Sall comme le représentant exclusif de l’Afrique face à des concurrents comme Michelle Bachelet, soutenue par l’Amérique latine.

L’ancien dirigeant sénégalais, qui a quitté le pouvoir en 2024, bénéficie d’un profil expérimenté : présidence de l’UA en 2022 et plaidoyer pour une meilleure représentativité africaine au G20 et au Conseil de sécurité de l’ONU.

Soutiens et enjeux géopolitiques
L’UA mobilise ses 54 États membres pour peser dans le processus de sélection, impliquant l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité. Des soutiens s’expriment déjà : le Réseau des universitaires républicains sénégalais loue son « leadership visionnaire » et appelle à une mobilisation diplomatique, tandis que des analystes évoquent un possible appui élargi du monde musulman (OCI, 57 pays), faisant de Sall un potentiel premier secrétaire général musulman.

Cette candidature symbolise l’ambition africaine de rompre un cycle de leadership onusien dominé par l’Europe et l’Asie depuis 1946, dans un contexte de réformes du multilatéralisme.

Perspectives diplomatiques
Le politologue Yoro Dia prédit un soutien formel de l’UA via le groupe C10, chargé des réformes onusiennes, voyant en Sall un atout pour le Sénégal et le continent. Des sources diplomatiques notent un « lobbying intense » en sa faveur, malgré des relations tendues post-mandat au Sénégal.

Reste à observer si cette unité africaine influencera les grandes puissances, dans une élection prévue pour succéder à António Guterres dont le mandat expire fin 2026.​

 

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