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Mali : Les djihadistes ont tendu une embuscade vendredi à un convoi civils escorté par des militaires…


Au moins 32 personnes ont été tuées vendredi 7 février par des djihadistes présumés au Mali. Un convoi civil se rendant sur un site d’orpaillage et escorté par l’armée et des mercenaires de Wagner, a été pris dans une embuscade.
Des djihadistes présupposent avoir tué au moins 32 personnes après avoir ouvert le feu sur un convoi de plusieurs dizaines de véhicules civils escortés par l’armée et les mercenaires du groupe russe Wagner vendredi 7 février 2025 dans le nord du Mali, selon un nouveau bilan de sources locales.
L’attaque a eu lieu près de la ville de Gao, dans une région régulièrement secouée par les violences et où l’armée a récemment mené des opérations anti-djihadistes. « Le nouveau bilan provisoire de l’attaque de djihadistes contre le convoi est de 32 morts civils et militaires » sous couvert d’anonymat un élu local. Ce bilan a été confirmé à l’AFP par une source au sein d’une ONG locale. « Nous avons désormais plus de 30 corps venus des lieux du drame », avait également déclaré plus tôt samedi une source hospitalière à Gao.
« Les djihadistes ont ouvert le feu sur tout le monde sans distinction »
« Les djihadistes ont tendu une embuscade vendredi entre Gao et Ansongo (nord) à un convoi de civils escorté par des militaires maliens et les mercenaires [russes] Wagner », a rapporté l’élu. « Il y a des civils, des militaires parmi les morts et les blessés », a-t-il ajouté.
Samedi, une source médicale à Gao a également précisé que « de nombreux morts et blessés » de l’attaque avaient été transférés dans cette ville, la principale du nord du Mali.
Un rescapé de l’attaque, blessé à la tête, a déclaré avoir vu « des hommes armés surgir ». Ils « ont commencé à tirer sur le convoi des deux côtés. Il y a eu beaucoup de morts dont des policiers et des militaires », a-t-il indiqué. « Notre véhicule à pu rebrousser chemin », at-il précisé.
« D’après un transporteur rescapé, les djihadistes ont tendu une embuscade à l’escorte et ont ouvert le feu sur tout le monde sans distinction pour faire le maximum de victimes », a détaillé un responsable d’un syndicat malien des transporteurs sous couvert d’anonymat.
Le convoi se rend sur un site d’orpaillage
Selon un autre élu du nord du Mali, au moment de l’attaque les militaires maliens et forces de Wagner se répondent dans « une dizaine de véhicules » chargés de « sécuriser le convoi de passagers civils » qui signifiaient « 22 minibus, six gros bus et huit camions ».

« Au moins cinq camions ont été détruits par les djihadistes de l’État islamique ». « Les victimes civiles sont surtout des étrangers qui se rendaient sur un site d’orpaillage de la localité de Intahaka », a précisé un autre élu local de la région. L’attaque n’avait pas été revendiquée samedi à la mi-journée, et l’armée malienne n’avait pas communiqué dessus.
« Nous contrôlons actuellement la situation sur le terrain entre Ansongo et Gao », a simplement commenté une source sécuritaire malienne. L’axe routier Ansongo-Gao, dans le nord du Mali, a été le théâtre ces derniers mois d’attaques attribuées aux djihadistes ou à des bandits qui dépouillent notamment les civils.

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