Le Bureau national de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest-Côte d’Ivoire (BNC-CI) a organisé, lundi 24 août 2026, un atelier de restitution et de validation du Rapport national sur la mise en œuvre des activités de l’organisation en Côte d’Ivoire. La rencontre visait à recueillir les observations des parties afin de finaliser un document consensuel et utile à la prise de décision.
Présidée par Isabelle Sandra Folquet, directrice générale du Bureau national CEDEAO-Côte d’Ivoire, cet atelier constitue la deuxième édition du Rapport national CEDEAO.
Elaboré selon une démarche participative associant institutions nationales, ministères, secteur privé, société civile et autres parties prenantes, l’enjeu, selon les organisateurs, est de garantir la fiabilité des données recueillies et de renforcer l’appropriation nationale des politiques et programmes communautaires.
« Une ambition régionale, aussi pertinente soit-elle, ne peut se réaliser que si elle est effectivement traduite dans les politiques publiques nationales et dans des actions concrètes sur le terrain », a souligné Isabelle Folquet dans son discours d’ouverture.
Confronter les données aux réalités nationales
Les travaux doivent permettre de présenter le contenu du projet de rapport, de recueillir les observations et recommandations des participants, puis d’intégrer les éventuelles modifications avant sa validation.
Mme Folquet a exhorté les participants à « confronter les informations recueillies aux réalités des différents secteurs, à corriger les insuffisances, à harmoniser les données et à compléter les analyses ». L’objectif étant également de faire ressortir les principaux résultats obtenus par la Côte d’Ivoire dans l’application des politiques, projets et programmes communautaires.
L’intégration régionale doit désormais être appréciée (…) à travers les résultats concrets qu’elle produit dans la vie de nos populations
Le Bureau national CEDEAO faut-il le souligner, joue, à cet égard, un rôle de coordination entre les institutions communautaires et les acteurs nationaux. Il assure notamment le suivi de la mise en œuvre des décisions et engagements de la CEDEAO et contribue à l’appropriation des politiques communautaires par les administrations nationales.
Mesurer les résultats de l’intégration
Isabelle Folquet a appelé les participants à privilégier une approche constructive, objective et prospective dans l’examen du document. Selon elle, la qualité du rapport doit être appréciée autant à travers la fiabilité des données que par la capacité à en tirer des décisions pertinentes.
Elle estime également que l’intégration régionale doit désormais être réalisée à partir de ses effets concrets sur les populations. Mobilité, développement des échanges, des conditions de vie et renforcement de la sécurité figurent parmi les attentes associées à cette dynamique régionale. « L’intégration régionale doit désormais être appréciée (…) à travers les résultats concrets qu’elle produit dans la vie de nos populations », a-t-elle indiqué.
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L’atelier devrait ainsi permettre de passer d’une logique de simple suivi des activités à une approche davantage centrée sur la mesure des résultats et de leur impact. À terme, le Bureau national CEDEAO entend disposer d’un rapport consensuel, documenté et suffisamment opérationnel pour accompagner la mise en œuvre des engagements communautaires de la Côte d’Ivoire.



