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RCI: Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme GAFI

Au cours du mois de septembre 2026, le gouvernement ivoirien recevra une délégation d’auditeurs du GAFI pour valider les réformes. L’équipe du GAFI est attendue à Abidjan du 8 au 10 septembre 2026 pour s’assurer de la mise en œuvre effective du plan d’action.

La décision finale sur la sortie de la Côte d’Ivoire de la liste grise sera prise en octobre 2026, lors de la plénière du GAFI à Paris. L’inscription sur la liste grise affecte négativement la réputation internationale du pays et son attractivité économique. La Côte d’Ivoire est dans une phase finale de conformité, ayant achevé les principales réformes exigées. L’inauguration du centre d’information à Abidjan est un symbole fort de l’état de préparation et de l’engagement du pays dans la lutte contre la criminalité financière.

Un second centre d’information du GIABA pousse à Abidjan
Abidjan est la nouvelle vigie de la lutte contre la criminalité financière en Afrique de l’Ouest francophone et lusophone. Alors que les projecteurs étaient braqués sur l’inauguration du Centre d’information du GIABA, une question brûlante habitait les journalistes présents ce mercredi 12 août. La Côte d’Ivoire est-elle sur le point de solder ses comptes avec la liste grise du GAFI ? Le Directeur Général sortant de l’institution, Edwin Harris Junior, a saisi cette tribune pour apporter des éclaircissements et poser un cadre précis sur ce dossier suivi de près par les acteurs économiques et politiques de la région. Le financier libérien a déroulé le mécanisme qui préside à l’inscription d’un pays sur cette liste. Être sur la liste grise, a-t-il expliqué, n’est jamais une situation enviable. Cela rejaillit négativement sur la réputation d’une nation, entachant son image auprès des investisseurs et des partenaires financiers internationaux. C’est le résultat d’une évaluation qui a mis en relief des lacunes dans le dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Le constat, partagé par plusieurs autres pays de la sous-région comme le Nigéria, le Sénégal ou le Ghana, est un signal d’alarme que les autorités se doivent de traiter avec la plus grande rigueur.

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Septembre 2026 : Une mission cruciale pour le verdict final
Aujourd’hui, la situation a évolué. La Côte d’Ivoire a fait de la correction de ces déficiences une priorité absolue. Conformément aux procédures établies, un plan d’action a été conjointement élaboré entre le pays et le GAFI. Ce plan, véritable feuille de route pour assainir les pratiques financières, est aujourd’hui en phase d’achèvement. Le GAFI sera à Abidjan du 8 au 10 septembre prochain pour une visite sur place. Cette mission ne consiste pas à refaire une évaluation ex nihilo, comme a tenu à le préciser le Directeur Général. Il s’agit plutôt d’un contrôle de conformité, une étape essentielle pour vérifier que les engagements pris par les autorités ivoiriennes ont été tenus et que les réformes ont effectivement été mises en œuvre. Si le constat est positif, si le plan d’action est jugé pleinement exécuté, alors la voie sera libre. C’est à ce moment que le processus basculera vers une issue favorable.

Octobre 2026 : Le scénario d’une sortie de liste se précise
L’espoir est donc permis. Selon le calendrier évoqué, c’est en octobre 2026, lors de la plénière du GAFI qui se tiendra à Paris, que la décision finale sera officialisée. Pour la Côte d’Ivoire, cette perspective est bien plus qu’une question d’honneur. C’est un enjeu de crédibilité internationale et d’attractivité économique. La sortie de la liste grise serait la reconnaissance tangible des efforts entrepris, un sésame pour renforcer la confiance des acteurs financiers mondiaux et consolider les acquis en matière de bonne gouvernance. Ce serait également une preuve éclatante de l’efficacité de la coopération régionale. Le Directeur Général du GIABA a d’ailleurs établi un lien direct entre cette dynamique de réforme et l’inauguration du nouveau centre. Pour lui, l’ouverture de ce lieu de savoir et de partage est une incarnation de l’état de préparation de la Côte d’Ivoire et, plus largement, de la communauté ouest-africaine à relever les défis de la délinquance financière.

Le « temple du savoir » au service de la résilience régionale
Ce nouveau centre se veut un creuset où se croiseront policiers, magistrats, experts financiers et étudiants. Il est conçu pour être un espace de formation continue, de documentation et de sensibilisation, un lieu où se cultive une culture commune de l’intégrité. L’ambition est de faire de ce pôle un vecteur d’excellence pour l’ensemble de la région, contribuant à la stabilité du système financier ouest-africain. La lutte contre la criminalité financière est un combat de longue haleine qui nécessite des outils et des moyens à la hauteur des enjeux. L’inauguration de ce centre, couplée à la perspective d’une sortie de la liste grise, envoie un signal positif à tous les observateurs. Elle montre une Côte d’Ivoire résolument engagée dans une dynamique de transparence et de réforme, prête à assumer pleinement son rôle de leader dans la construction d’une région plus sûre et plus prospère. Le rendez-vous de septembre est désormais attendu comme une étape décisive dans ce cheminement.

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