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Yamoussoukro: Un incendie a ravagé un bâtiment résidentiel au quartier Morofé,un bébé calciné

Dans la nuit du samedi 31 octobre au dimanche 1er novembre 2026 au quartier Morofé de Yamoussoukro, un incendie violent s’est déclenché dans un bâtiment résidentiel de 6 pièces, causant mort et désolation.

Au bilan, un bébé de 2 ans a péri, et une dizaine de locataires se retrouvent aujourd’hui sans toit. Le petit « Béné » a trouvé la mort par asphyxie, abandonné dans une chambre alors que sa mère s’était rendue au marché.

Le drame survenu en pleine nuit
Il était aux environs de minuit lorsque les flammes ont jailli dans l’une des chambres à coucher de la résidence. À cette heure tardive, une partie des habitants vaquait à ses occupations, certains étant partis pour des virées nocturnes. Très vite, le feu, attisé par les effets vestimentaires et la charpente en bois du bâtiment, s’est propagé aux chambres voisines puis au salon. L’origine du sinistre n’est, pour l’heure, pas encore connue. Mais l’ampleur de la catastrophe, elle, ne laisse aucun doute.

Le petit « Béné », victime innocente du chaos
Débordés par l’intensité du brasier, les résidents présents n’ont eu d’autre choix que de prendre la poudre d’escampette pour sauver leur peau. Dans ce sauve-qui-peut généralisé, un drame humain s’est noué. Un bébé de 2 ans, surnommé affectueusement « Béné », abandonné dans l’une des chambres, a succombé à une asphyxie. Sa mère, Mme N’guessan Amenan Véronique, était partie faire des emplettes au marché du quartier au moment des faits. Une absence qui pèse aujourd’hui comme une chape de plomb sur cette tragédie.

Alertée par une amie de la cour voisine, Mme Kouadio Ahou Pélagie, mère de trois enfants et vendeuse de poisson, n’a pu que constater l’irréparable. « Je n’ai que mes yeux pour pleurer », confie-t-elle, le désespoir dans la voix. Ses trois enfants ont perdu tous leurs effets vestimentaires, et toute son économie est partie en fumée. Une détresse qui n’épargne personne dans cette cour.

Les sapeurs-pompiers face à un brasier incontrôlable
Alertés, les éléments du Groupement des Sapeurs-Pompiers Militaires (GSPM) se sont déportés sur les lieux avec célérité. La lutte contre les flammes, visibles de loin et accompagnées d’une épaisse fumée envahissant toute la cour, a duré plusieurs heures. Jusqu’aux environs de 2 heures du matin, les soldats du feu ont bataillé ferme. Au prix d’un travail acharné, ils ont réussi à circonscrire le sinistre, évitant ainsi sa propagation aux bâtiments environnants. Mais avant leur arrivée, la rapidité du feu avait déjà eu un effet dévastateur.

Aujourd’hui, la presque totalité de la résidence est ravagée. Les chambres sont inhabitables, les effets vestimentaires, les appareils électroménagers et de fortes sommes d’argent sont partis en fumée sous le regard impuissant des occupants. C’est désormais la croix et la bannière pour la dizaine de locataires, dont des couples mariés, qui se retrouvent sans le sou et sans vêtements. Forcés de dormir à la belle étoile, la mort dans l’âme, ils sont livrés aux intempéries. Face à cette détresse, ils lancent un vibrant appel aux bonnes volontés. Une solidarité qui, espérons-le, ne saurait tarder.

 

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