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Une sculpture monumentale à l’effigie de Thomas Sankara a été inaugurée à Rome

A Rome, un monument à l’effigie de Thomas Sankara a été inauguré à Rome le 24 octobre 2026, dans le 3e arrondissement de la ville. L’œuvre est un prisme en acier de 2 mètres de haut et 70 centimètres de large, offert par Madi Sakande et réalisé par l’artiste Hamed Sékou Ouattara.

L’ambassadrice du Burkina Faso à Rome, Cyrille Ganou/Badolo, a rappelé que Sankara « n’appartient à aucun pays ni à aucune génération », invitant la jeunesse à poursuivre son œuvre. Le ministre de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouedraogo, a lancé la campagne « Une brique pour Sankara », destinée à financer un futur mémorial. Le projet du parc a été rendu possible grâce à l’initiative d’un jeune Italien, Matteo Pietro Sante, qui a su mobiliser les autorités locales autour de l’héritage de Sankara.

L’hommage italien
C’est un hommage à la portée universelle qui s’est joué au cœur de la capitale italienne. Le prisme en acier a été officiellement inauguré dans un parc de la municipalité du 3e arrondissement de Rome. Le geste fort consacre la fraternité entre deux peuples que tout semble éloigner géographiquement, mais que les idéaux du Père de la Révolution burkinabè réunissent profondément.

L’événement a réuni une assistance de haut rang. Le ministre en charge de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouedraogo, a présidé la cérémonie, entouré des ambassadeurs du Burkina Faso à Rome et au Vatican, respectivement Cyrille Ganou/Badolo et Régis Kevin Bationo. La diaspora burkinabè et les ressortissants de l’AES, fortement mobilisés, ont répondu présents, aux côtés de représentants des missions diplomatiques accréditées, notamment les ambassadeurs du Mali et du Niger.

Le pont entre deux terres
Le choix de baptiser cet espace « Parc Thomas Sankara » remonte au 17 septembre 2025. Pour les autorités italiennes, il s’agissait de créer un lien symbolique. « L’inauguration du parc vise à créer un pont entre deux terres éloignées géographiquement mais proches dans leur définition de l’humanité comme le préconisait le Capitaine Thomas Sankara », a souligné le président de la municipalité de l’arrondissement 3 de Rome, Paolo Emilio Marchionne. Selon lui, cette réalisation concrète de fraternité permettra de perpétuer les idéaux de Sankara en mettant en avant le dialogue entre les peuples.

L’édifice a été offert par le Camarade Madi Sakande et façonné par l’artiste Hamed Sékou Ouattara. Un symbole de plus pour l’ambassadrice burkinabè à Rome, Cyrille Ganou/Badolo, qui a exprimé sa gratitude aux autorités italiennes. « Cette célébration prouve une fois de plus que le Père de la Révolution burkinabè n’appartient à aucun pays ni à aucune génération, il appartient à toute l’humanité », a-t-elle déclaré avec conviction. Elle a également profité de la tribune pour inviter la jeune génération à s’approprier l’œuvre de transformation et de responsabilité incarnée par le Capitaine.

 

La force des idées et la diplomatie des visas
Prenant la parole, le ministre de la Culture Pingdwendé Gilbert Ouedraogo a rappelé l’universalité du combat de Sankara. « Cette initiative brise les distances entre deux peuples et enseigne au monde et à l’humanité que le combat pour la dignité, la justice et l’émancipation des peuples est un combat universel et intemporel », a-t-il affirmé. Dans un style tout aussi imagé, il a souligné la portée philosophique du lieu : « Là où Rome rappelle à l’humanité ce que fut la puissance Thomas Sankara à travers ce parc, rappellera dorénavant au monde ce que représente la force des idées ».

Le ministre a par ailleurs salué la réciprocité de l’exemption de visa entre le Burkina Faso et l’Italie pour les missions officielles. Une facilité de circulation qui résonne comme un message politique fort. « Si nous sommes rentrés sans visa chez vous, cela montre que nous sommes chez nous, et c’est ce combat que le Capitaine Ibrahim Traoré défend et c’est de cette fraternité dont le monde a besoin », a-t-il insisté.

« Une brique pour Sankara »
La cérémonie a été l’occasion de lancer la campagne internationale de collecte de fonds pour le projet de construction du mémorial Thomas Sankara, dénommée « Une brique pour Sankara ». Une initiative qui prolonge la dynamique de mémoire impulsée au niveau local. Il faut noter que l’existence de ce parc romain est le fruit d’un engagement citoyen. C’est grâce au dévouement d’un jeune italien, Matteo Pietro Sante, que les autorités italiennes ont été mobilisées autour de ce projet. Un bel exemple de cette fraternité décentralisée et populaire que les discours officiels ont appelée de leurs vœux.

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