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Russie: Face aux pénuries de carburant, Moscou contraint d’importer de l’essence depuis le Maroc

Pour la toute première fois, la Russie a importé du pétrole marocain en juillet 2026. Une première cargaison d’essence est arrivée sur place, dans un contexte de pénuries de carburant à la suite d’attaques de drones ukrainiens sur des raffineries. La Russie a pris certaines mesures pour stabiliser le marché intérieur de carburant, important par voie ferroviaire depuis la Biélorussie et le Kazakhstan, mais aussi par voie maritime depuis l’Inde. Le Maroc, partenaire clé de Washington, est donc le dernier pays à rejoindre la liste des fournisseurs, alors que la Russie est toujours sous sanction des États-Unis.

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Russie: face aux pénuries de carburant, Moscou contraint d’importer de l’essence depuis le Maroc
Pour la toute première fois, la Russie a importé du pétrole marocain en juillet 2026. Une première cargaison d’essence est arrivée sur place, dans un contexte de pénuries de carburant à la suite d’attaques de drones ukrainiens sur des raffineries. La Russie a pris certaines mesures pour stabiliser le marché intérieur de carburant, important par voie ferroviaire depuis la Biélorussie et le Kazakhstan, mais aussi par voie maritime depuis l’Inde. Le Maroc, partenaire clé de Washington, est donc le dernier pays à rejoindre la liste des fournisseurs, alors que la Russie est toujours sous sanction des États-Unis.

 

À la mi-juillet, un bateau sous pavillon panaméen a chargé, depuis Tanger, 30 000 tonnes de carburant de type Al-92 pour rejoindre le port situé dans la ville de Mourmansk, au nord-est de la Russie. L’entreprise pétrolière russe Lukoil aurait agi en tant que fournisseur de cette cargaison, rapporte l’agence de presse Reuters.

Partenaire historique des États-Unis, le Maroc ne semble pas avoir été bloqué par Washington pour effectuer cette transaction. Pour Sébastien Boussois, spécialiste en relations internationales, « ce n’est pas parce que les États-Unis appliquent des sanctions contre la Russie que leurs partenaires doivent le faire ».

En effet, le Maroc continue d’exporter – principalement des agrumes, des légumes et des produits de la mer – vers Moscou. Les échanges entre les deux pays varient entre 1,5 et 2 milliards de dollars selon l’ambassadeur russe au Maroc, Igor Beliaev.

 

Des importations d’essence pour limiter les pénuries
Comme le rappelle Reuters, le vice-Premier ministre russe Alexander Novak avait déclaré en juillet que la Russie allait commencer à importer des produits pétroliers pour stabiliser son marché intérieur dans un contexte de pénuries de carburants.

Une conséquence de la guerre avec l’Ukraine, et des frappes répétées de Kiev sur les infrastructures énergétiques du pays. La Russie s’est alors vue contrainte de restreindre la consommation de carburant et d’importer de l’essence depuis l’Inde, par voie maritime.

« Washington n’a pas son mot à dire »
Mais l’essentiel est ailleurs selon Sébastien Boussois. « L’apport marocain en termes de sécurité et de coopération militaire avec les États-Unis est bien plus important pour Washington que quelques milliers de tonnes d’essence », explique-t-il. Un événement à la marge donc, sur lequel, selon Sébastien Boussois, « Washington n’a pas son mot à dire ».

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