Une information non vérifiée, attribuée à la diplomatie ivoirienne, a circulé dans certains canaux d’information, laissant présager qu’Abidjan entendait tourner le dos à la CEDEAO. Mais, la diplomatie ivoirienne dément ce faux communiqué et réaffirme son attachement et sa fidélité aux idéaux de l’intégration ouest-africaine.
Le document apocryphe tentait de semer le trouble sur des prémisses de départ de la Côte d’Ivoire de la CEDEAO. Il n’en est rien. Le ministère des Affaires étrangères (MAE), a opposé un démenti formel à ce qu’il qualifie lui-même de « fake news ». La sensibilité du sujet invite à la prudence afin d’éviter tout amalgame diplomatique dans une sous-région qui cherche « vaille que vaille » à consolider ses acquis.
Le document en circulation est faux
Tout part de ce document non authentifié (en image jointe) qui annonce que la Côte d’Ivoire renonçait à honorer les festivités commémoratives de l’anniversaire de l’organisation commune. Alors que le langage habituel de la diplomatie ivoirienne est très mesuré et soigné. C’est sans doute ce qui a alerté les observateurs les plus avertis avant même l’intervention officielle des services compétents du MAE ne prennent la main. Abidjan a rendu public un démenti précisant que non seulement la Côte d’Ivoire ne tourne pas le dos à la CEDEAO, mais elle appelle au contraire à « un moment d’introspection collective ». Les termes sont choisis avec soin. Il ne s’agit ni d’une rupture, ni même d’une mise à distance. Il s’agit, selon la formulation exacte de la note officielle, de célébrer la communauté alors que des réponses concrètes apportent des bienfaits aux aspirations des peuples. Contrairement à ce qu’affirmait le faux document, la cérémonie commémorative des 50 ans de la CEDEAO n’a pas été boycottée par Abidjan. Elle a bel et bien eu lieu, le 28 mars 2026, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro. Elle s’est déroulée sous la présidence effective de Madame Nialé Kaba, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
La célébration nationale des 51 ans se fera sous l’égide du gouvernement ivoirien en partenariat avec la représentation pays de la CEDEAO.
Cette précision démontre, s’il en était besoin, que la Côte d’Ivoire continue d’honorer ses engagements protocolaires et son rôle de membre fondateur. La confusion née d’un faux communiqué a néanmoins permis de rappeler une vérité que certains milieux préfèrent parfois occulter notamment qu’Abidjan reste un pilier historique de la CEDEAO. La Côte d’Ivoire réaffirme son attachement indéfectible aux idéaux d’intégration, de paix et de solidarité portés par l’organisation depuis sa création. La Côte d’Ivoire ne quitte pas la table communautaire. En cette période charnière, explique le gouvernement, l’énergie et les ressources de la nation doivent être consacrées à la consolidation de la stabilité sécuritaire aux frontières et dans la sous-région. Le démenti s’accompagne donc d’une pédagogie politique que les chancelleries de la région ont probablement notée. Abidjan invite l’ensemble des Ivoiriens et des ressortissants de la CEDEAO vivant en Côte d’Ivoire à faire preuve de compréhension et à continuer de travailler, chaque jour, à une Afrique de l’Ouest plus forte, plus juste et plus unie.




