Le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) a réagi à la communication d’Ahoua Don Mello annonçant le ralliement de plusieurs responsables à son projet de création d’un nouveau parti politique.
Dans un communiqué signé par Me Habiba Touré, porte-parole de Laurent Gbagbo et du PPA-CI, le parti conteste la présentation des faits et affirme que la plupart des personnes citées n’occupaient plus de fonctions dirigeantes en son sein depuis plusieurs mois.
Ralliement au projet de Don Mello
Un peu plutôt dans la journée, Ahoua Don Mello, ex-vice-président du parti radié des effectifs à l’issue du premier congrès du PPA-CI tenu en mai dernier avait publié un communiqué dans lequel il annonçait la démission collective de plusieurs cadres du PPA-CI. Selon le communiqué signé de son directeur de la Communication, Fernand Ahilé, ces cadres présentés comme démissionnaires ont choisi de rejoindre son initiative politique en vue de la création d’une nouvelle formation souverainiste et panafricaniste.
Dans sa réponse, le PPA-CI rejette cette qualification. « Les faits sont têtus. Ils imposent quelques précisions », écrit Me Habiba Touré, avant d’affirmer que « la quasi-totalité des personnes citées n’exerçaient plus aucune responsabilité au sein du Parti ». Le communiqué précise que ces anciens responsables avaient été « successivement révoqués de leurs fonctions, puis suspendus pour violation de la discipline interne », avant de quitter, de leur propre initiative, le parti fondé par Laurent Gbagbo.
On ne peut quitter une fonction que l’on n’exerce plus
« On ne peut quitter une fonction que l’on n’exerce plus », souligne la porte-parole, estimant que la présentation faite par Ahoua Don Mello ne reflète pas la réalité de la situation interne du PPA-CI. Tout en rappelant que « dans une démocratie, chacun est libre de ses engagements politiques », le parti affirme respecter le choix de ceux qui ont décidé de poursuivre leur parcours ailleurs et leur souhaitent « pleine réussite ». Il insiste toutefois sur la nécessité de distinguer la liberté d’engagement du « devoir de vérité » dans la communication politique.
Le PPA-CI estime ainsi qu’il est inexact de présenter ces départs comme ceux de « cadres du PPA-CI », dans la mesure où les intéressés avaient, selon lui, arrêté d’exercer des responsabilités au sein des instances du parti depuis plusieurs mois. Au-delà de cette controverse, la formation politique indique poursuivre la mise en œuvre des résolutions adoptées lors de son congrès, notamment le renouvellement de ses instances et le renforcement de son implantation sur l’ensemble du territoire national.
La porte-parole de Laurent Gbagbo appelle, dans son communiqué, à laisser les citoyens apprécier les formations politiques « à la solidité de leur projet, à la cohérence de leur action et au respect de la vérité des faits », estimant que les opérations de communication « aussi spectaculaires soient-elles » ne devraient se substituer au débat politique. Le PPA-CI réaffirme enfin sa volonté de poursuivre son action en vue de proposer aux Ivoiriens une « alternative politique forte, crédible et fidèle à ses valeurs».



