
Le chef de l’État, candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), décroche ainsi un quatrième mandat consécutif à la tête du pays.
Largement en tête
D’après les chiffres publiés par la CEI, M. Ouattara a recueilli 3 759 030 voix sur 4 292 974 électeurs ayant effectivement voté, sur un total de plus de 8,7 millions d’inscrits. Ses principaux adversaires arrivent très loin derrière : Jean-Louis Billon du Congrès démocratique (CODE) obtient 3,09 %, Simone Ehivet Gbagbo du Mouvement des générations capables (MGC) recueille 2,42 %, Ahoua Don Mello (indépendant) 1,97 %, et Henriette Lagou du Groupement des partis pour la paix (GP-Paix) ferme la marche avec 1,15 % des voix.
Dans une déclaration publiée la veille, Jean-Louis Billon avait déjà reconnu la victoire du président sortant, tout en déplorant « un très faible taux de participation » et « certaines irrégularités » observées lors du scrutin.
Selon les chiffres provisoires, le taux de participation s’établit à 50,10 %, contre 53,9 % en 2020 et 52,86 % en 2015. Des disparités importantes ont toutefois été relevées selon les régions : certaines zones du nord enregistrent des taux de participation proches de 99 %, tandis que d’autres, comme Gagnoa (20,68 %) ou la commune abidjanaise de Cocody (19,24 %), affichent des chiffres nettement inférieurs.
En tête dans l’ensemble des circonscriptions
Alassane Ouattara arrive en tête dans l’ensemble des circonscriptions du pays et des bureaux de vote à l’étranger, avec des scores frôlant les 100 % dans plusieurs départements du nord, notamment à Kani (99,68 %). Ces résultats consolident la domination électorale du RHDP dans ses bastions historiques, malgré les appels au boycott de certaines formations d’opposition.
La CEI a précisé que ces résultats demeurent provisoires, dans l’attente de leur validation par le Conseil constitutionnel, seul habilité à proclamer les résultats définitifs. Cette instance devra également trancher d’éventuels recours introduits par les candidats ou les partis en lice.
Avec cette nouvelle victoire, Alassane Ouattara entame un quatrième mandat à la tête d’une Côte d’Ivoire en quête d’apaisement, après un scrutin marqué par un climat politique tendu et une opposition largement affaiblie.


