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Politique: ”Armand Ouégnin semble en savoir beaucoup sur le charnier de Yopougon” Koné Kafana

Au cours d’une conférence de presse relayée par un (média proche du RHDP) tenue le mardi 17 mai 2021, à son cabinet, au Plateau, Koné Kafana, membre du conseil politique du parti au pouvoir a souhaité que le président de (EDS), Georges Armand Ouégnin soit entendu par le Procureur de la République dans l’affaire du charnier de Yopougon. La raison de ce souhait, à en croire l’actuel maire de Yopougon serait les propos tenus par Georges Armand Ouégnin lors de la rentrée politique de Afrique Ma Patrie (AMP), mouvement proche du Front Populaire Ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo.

« Dans sa parution du lundi 17 mai 2021, le journal « Le Nouveau Réveil » a relayé des déclarations du Sieur Armand Ouégnin, président de EDS, lors de la rentrée politique à Yopougon, d’un mouvement politique proche du FPI, dont il était l’invité. Dans ses déclarations relatives à l’arrivée prochaine de Monsieur Laurent Gbagbo en Côte d’lvoire, il affirmait concernant Laurent Gbagbo, que « c’est pendant son investiture que le charnier de Yopougon a été fabriqué ». Cette affirmation d’une extrême gravité, eu égard au nombre de victimes connues de ce charnier, constitue un élément nouveau dans l’enquête sur cette tragédie encore récente qui a endeuillé des dizaines de famille, ce qui justifie la présente conférence de presse. Pour rappel, suite à la prise de pouvoir de Laurent Gbagbo, au lendemain de l’élection présidentielle d’octobre 2000, un charnier dont les victimes pour la plupart proches du RDR a été découvert dans la commune de Yopougon, non loin de la maison d’arrêt et de Correction d’Abidjan [Maca] », a-t-il déclaré. Et de rappeler que: « Ce charnier est intervenu, rappelons-le suite à l’appel lancé par monsieur Laurent Gbagbo après son investiture de mandant aux forces de défenses et de sécurité de maintenir l’ordre par tous les moyens. Une enquête sur ce charnier sous le régime de Laurent Gbagbo, a abouti à l’inculpation de huit gendarmes dont un officier et sept sous-officiers».

Cette déclaration, selon Kafana, en plus d’être une énième déclaration contraire à l’esprit de réconciliation recherché par le Président de la République, constituerait un élément nouveau pouvant aboutir à la réouverture de ce dossier par les juridictions afin de situer les responsabilités de ce crime. « Nous souhaitons donc que le Procureur de la République se saisisse du dossier, entende Monsieur Armand Ouégnin qui semble en savoir beaucoup sur ce charnier afin de faire éclater toute la vérité, notamment les véritables commanditaires de ce crime odieux (…)». Le Procureur de la République exécutera-t-il la demande de Koné Kafana ? Wait ans see !

actualiteivoire.info

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