La libération des prisonniers politiques est une question qui préoccupe plus d’une personne. Et l’église catholique n’entend pas se faire ou fermer les yeux sur ce problème qui est un blocage à la réconciliation nationale. En tout cas, le mercredi 15 novembre 2017, Mgr Antoine Koné, Evêque d’Odienné, pendant la messe à l’occasion de la 21e journée nationale de la prière pour paix en Côte d’Ivoire, n’est pas passé par quatre chemins.
« La paix que nous recherchons est un bien inestimable. Les gens pensent que c’est une donnée de fait, non. La paix est à rechercher à tout moment, mieux, elle est à construire. Et la construire par notre manière de vivre. C’est une manière d’être, une manière de faire pour que la paix advienne » fait-il remarquer. Et de poursuivre : « Hommes politiques, gouvernants, jeunesse, tous à la justice sociale et la réconciliation vraie. Les rencontres sporadiques entre acteurs politiques ne suffisent pas. Il faut aller au-delà et garantir la paix. Il faut plus de lumière sur l’origine du conflit foncier de Guiglo ».
Il faut dire que pour cette journée, le thème était la suivante : « Comment rendre la paix possible, quand des personnes continuent de ruminer leur colère et d’attendre l’occasion rêvée pour se venger ou pour laver l’affront ? Et comment convaincre les frères et sœurs qui, malgré tout appel, refusent de mettre un terme à leur exil, malgré les conditions quelques fois exécrables dans lesquelles ils vivent ? Comment taire la révolte très perceptible de ceux ou celles qui ne supportent plus de voir leurs sœurs ou leurs frères continuer de croupir dans les prisons disséminées à travers le pays ? »
Par Y.Gbané



