Organisée les 9 et 10 juin 2026 à Abidjan, la première édition du Salon africain de la digitalisation et de l’innovation du transport et de la logistique (SADITL) réunit plus de 30 entreprises, des institutions publiques, des bailleurs de fonds et des experts autour des enjeux de la transformation numérique du secteur en Afrique.
Placé sous le thème de la numérisation , de la numérisation et des télécommunications au service de la décarbonation du transport et de la logistique en Afrique, l’événement a rassemblé plus d’une trentaine d’entreprises locales et internationales, ainsi que plusieurs institutions intervenant dans le financement et le développement des infrastructures de transport sur le continent. Organisé par le cabinet DELIÔZ Consulting, dirigé par l’économiste ivoirien Johann Djédjé, également commissaire général et président du comité scientifique du salon, le rendez-vous agît du parrainage institutionnel du ministère des Transports et des Affaires maritimes.
La transformation numérique
Lors de la cérémonie d’ouverture, Johann Djédjé a insisté sur l’importance croissante des nouvelles technologies dans la modernisation des systèmes de transport et de logistique en Afrique. Selon lui, des outils tels que l’intelligence artificielle, la blockchain ou encore l’Internet des objets contribuent déjà à optimiser les opérations logistiques et à améliorer l’efficacité des chaînes de transport . Ces innovations participent également à la réduction de l’empreinte carbone du secteur, un enjeu de plus en plus présent dans les politiques publiques et les stratégies des entreprises. « L’avènement des nouvelles technologies constitue aujourd’hui l’un des principaux moteurs de la mutation du transport et de la logistique », at-il expliqué devant les participants. Toutefois, le responsable du comité scientifique a souligné que cette transformation ne pourra produire tous ses effets sans des infrastructures numériques adaptées. Il a notamment évoqué la nécessité de disposer de réseaux de télécommunications performants, d’une connectivité Internet stable et de systèmes de paiement sécurisés accessibles aux acteurs économiques.
Les organisateurs ont déjà donné rendez-vous aux participants pour la deuxième édition du SADITL, prévue du 9 au 11 mars 2027 au Palais des Congrès de l’Hôtel Ivoire à Abidjan
Plusieurs institutions financières et partenaires techniques ont pris part aux échanges. Des représentants de la JICA, de l’Agence française de développement (AFD), d’Expertise France, de la Banque africaine de développement (BAD) ainsi que de la Banque européenne d’investissement ont animé différents panels consacrés à l’avenir du transport et de la logistique en Afrique. Le salon a également servi de vitrine à plusieurs innovations technologiques présentées par des entreprises opérant dans les domaines du numérique, de la mobilité et des services connectés . Parmi les exposants figuraient notamment Yango Côte d’Ivoire, Huawei, ST Digital VEONE, Mayelia, ATCS et Shiba Assurances. Des structures publiques et parapubliques telles que l’AMUGA, Quipux Afrique ou encore l’OIC ont également partagé leurs expériences et projets en matière de digitalisation. L’événement a par ailleurs enregistré la participation de délégations lieux du Mali et du Burkina Faso, témoignant de l’intérêt régional suscité par cette initiative.
Présidant la cérémonie de clôture au nom du ministre des Transports, le conseiller technique Nguetta a apprécié le succès du salon et la qualité des échanges. Il a souligné que cette première édition avait atteint ses objectifs en favorisant le dialogue entre les différents acteurs du secteur et en mettant en avant les solutions innovantes susceptibles d’accompagner la modernisation des transports en Afrique. Les organisateurs ont déjà donné rendez-vous aux participants pour la deuxième édition du SADITL, prévue du 9 au 11 mars 2027 au Palais des Congrès de l’Hôtel Ivoire à Abidjan. Une nouvelle rencontre qui ambitionne de poursuivre la réflexion sur les défis de la transformation numérique du transport et de la logistique sur le continent africain. Cette première édition du SADITL aura ainsi permis de placer le transport numérique au cœur des réflexions sur l’avenir de la mobilité et de la logistique en Afrique.



