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Côte d’Ivoire: le parcours de l’homme politique qui a consacré sa vie au développement à la paix

Naissance de Henri Konan Bédié à Dadiékro (département de Daoukro ; centre-est du pays, à 242 km d’Abidjan). Il fait de brillantes études primaires à Daoukro et à Bocanda et secondaires à Guiglo puis à l’Écolé normale de Dabou, où il obtient son baccalauréat, série Sciences expérimentales en 1953. Il se rend alors à Poitiers, en France, où il entreprend des études de droit et de sciences économiques. Il obtient successivement la licence en droit, deux diplômes d’études supérieures en économie politique et le certificat d’aptitude à la profession d’avocat. Plus tard, alors qu’il est déjà en fonction et malgré le poids des responsabilités, il soutient avec succès, en 1969, une thèse de doctorat d’Etat en Sciences économiques.
3 avril 1957 : mariage à Poitiers (France) avec Henriette Bomo Koizan, qu’il a rencontrée en 1949. Le couple a 04 enfants ;
1959
Il quitte Poitiers pour Abidjan où il est nommé sous-directeur de la Caisse de Compensation et des prestations familiales ;
1961
Nommé par Félix Houphouët-Boigny, Président de la Côte d’Ivoire, 1er Ambassadeur de Côte d’Ivoire aux Etats-Unis d’Amérique, après un stage au Quai d’Orsay et à l’Ambassade de France. Il assure la présence ivoirienne sur la scène internationale et il s’emploie à développer les relations économiques et financières de la Côte d’Ivoire avec le continent américain. Il organise le 1er voyage du Président Houphouët aux Etats-Unis ;
1965
A 31 ans, il prononce, au nom des jeunes de Côte d’Ivoire, le discours de clôture au 5ème Congrès du Pdci-Rda. Depuis lors, il est dans les instances dirigeantes du parti et notamment du Bureau Politique.
21 janvier 1966
Nommé ministre délégué aux Affaires économiques et financières dans le 8è gouvernement d’Houphouët-Boigny, puis ministre l’Économie et des Finances (23 septembre 1968);
1966-1977
C’est la période du ‘’miracle économique’’ de la Côte d’Ivoire avec de nombreuses réalisations dans tous les secteurs d’activités sous la conduite du Président Houphouët ;
27 juillet 1977
Il sort du Gouvernement et part pour les Etats-Unis où il est nommé conseiller spécial à la société financière internationale auprès de Robert Mac Namara, président de la Banque Mondiale ;
22 décembre 1980
Élu député et maire de Daoukro, puis Président de l’Assemblée nationale en lieu et place de Philippe Grégoire Yacé, Secrétaire général du PDCI-RDA, parti d’État ;
Novembre 1990 : un nouvel amendement de la Constitution ivoirienne précise que le président de l’Assemblée nationale, assumera le mandat présidentiel en cas de vacance du pouvoir ;
7 décembre 1993 : il succède à Houphouët-Boigny resté au pouvoir de 1960 à 1993 ;
1994 : modification de la Constitution avec de nouvelles conditions d’éligibilité pour être Président de la République. Désormais, pour être Président, il faut être de père et de mère ivoiriens d’origine ; à l’instar des Constitutions de nombreux pays dans le monde ;
22 octobre 1995
Élu Président de la République de Côte d’Ivoire pour un mandat de cinq ans, avec 96,44% des suffrages exprimés, sur la base de son projet de société ‘’l’éléphant d’Afrique’’, malgré le ‘’boycott actif’’ de l’opposition amenée par Laurent Gbagbo à travers le ‘’Front républicain’’ qu’il a formé avec le RDR, parti de l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara ; lequel ‘’boycott actif’’ a fait une vingtaine de morts. Le taux de participation est de 46% ;
7 novembre 1995
Un accord entre le gouvernement et les principaux partis d’opposition met fin au « boycott actif » de ces derniers. La nécessité de réviser les listes électorales pour le scrutin législatif ayant été reconnue par le gouvernement, l’opposition a accepté d’être associée aux travaux de la Commission
nationale de supervision et d’arbitrage et décidé de participer aux élections du 26 novembre 1995.
Le report de la date limite des candidatures du 5 au 12 novembre a permis aux partis de l’opposition de même qu’aux candidats indépendants issus du PDCI-RDA, mais non retenus suite à des « primaires » organisées par le parti, de déposer légalement leurs candidatures. La liste officielle des candidats a été rendue publique le 17 novembre. Y figuraient 654 candidats, dont une soixantaine d’indépendants, les autres se présentant sous la bannière de 27 partis politiques.
24 décembre 1999
Victime du 1er coup d’État de l’histoire du pays et poussé à l’exil en France ;
2000
Il est éliminé de la course à la présidence de la République sous le fallacieux prétexte qu’il ne serait pas au pays, bien qu’il satisfasse toutes les conditions d’éligibilité ;
15 octobre 2001
Retour d’exil, sous une pluie battante, pour participer au Forum pour la Réconciliation nationale organisée par Laurent Gbagbo, parvenu au pouvoir en 2000, à la suite d’une violence électorale contre son adversaire Robert Guéi, auteur du coup d’État de 1999 ;
2002-2010
A participé à toutes rencontres visant la paix en Côte d’Ivoire et la réconciliation des Ivoiriens dont celle de Linas Marcoussis (France), Accra (Ghana) et Pretoria (Afrique du Sud) ;
18 Mai 2005
Mise en place, à Paris, dans la grande salle cossue des salons Hoche, de la plateforme du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la Paix (RHDP) avec le Rassemblement des Républicains (RDR), l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI), le Mouvement des Forces d’Avenir (MFA) et le Pdci-Rda dont il est le président ;
2010
Battu au 1er tour de l’élection présidentielle où il n’a obtenu que 25% des suffrages. Malgré sa plainte d’avoir été délesté de 600 000 voix,
il appelle les militants de son parti à voter, au 2è tour, Alassane Ouattara, candidat du RDR ;
Décembre 2010
Il se réfugie à l’hôtel du golf pour exprimer sa solidarité à Alassane Ouattara, reclus dans cet hôtel avec ses partisans, face au refus de Laurent Gbagbo, candidat du FPI qui ne reconnait pas sa défaite ;
17 septembre 2014
Henri Konan Bédié lance un appel, depuis Daoukro, sa ville natale, pour une nouvelle candidature d’Alassane Ouattara à la présidentielle de 2015, privant ainsi ses cadres de candidater à cette élection, en attendant que le RDR retourne l’ascenseur en 2020, au profit d’un cadre du PDCI-RDR ;
16 avril 2018
Signature d’un ‘’accord politique’’ portant création du parti unifié qui portera le nom de RHDP. ‘’Cet Accord politique ne signifie nullement la dissolution du PDCI-RDA auquel j’ai souhaité une longue et longue vie’’, précise Bédié.
17 juin 2018
Le bureau politique du PDCI-RDA, convoqué par son Président, Henri Konan Bédié, affirme son soutien au Président du Parti et endosse la signature de l’Accord Politique du RHDP relatif à la création d’un Parti Unifié; prend acte des documents tels que validés par le Comité de Haut Niveau et décide de soumettre ces documents à l’examen du prochain congrès ordinaire du PDCI-RDA.
Le Bureau Politique donne cependant mandat au Président du Parti, pour poursuivre les négociations dans le cadre du RHDP et ce, à toutes les étapes du processus de mise en œuvre du Parti unifié RHDP.
Le Bureau politique, face aux enjeux futurs et soucieux de la préservation de l’union des militants autour du Président du Parti, décide :

Le report du 13ème Congrès ordinaire du PDCI-RDA après l’élection présidentielle de 2020;
La prolongation du mandat du Président du Parti et celle des mandats des autres organes et des structures spécialisées du Parti;
16 juillet 2018
Naissance du Parti unifié RHDP, sans Bédié, Président du Présidium du RHDP depuis 2005 ;
08 août 2018
Il rencontre en sa résidence, le Président Alassane Ouattara, devenu Président du parti unifié RHDP, pour s’entendre dire que le processus de mise en place dudit parti unifié est irréversible ;
08 août 2018 : le PDCI-RDA « se retire du processus de mise en place d’un Parti unifié dénommé RHDP » ;
06 juillet 2018
Rencontre Bédié-Madame Henriette Diabaté, Présidente du RDR et Madame Kandia Camara, Secrétaire Générale du Rdr, à Daoukro. Bédié remet ses observation à la présidente du RDR pour Alassane Ouattara ;
30 avril 2019
Rencontre avec les Chefs traditionnels des Régions des Lagunes, du Sud Comoé et des Grands Ponts. Ceux-ci tentent de renouer le dialogue entre Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara. Bédié leur explique tous ses efforts déployés pour la paix en Côte d’Ivoire, contrairement au Président de la République, Alassane Ouattara ;
07 mai 2019
Une délégation de Haut niveau du PDCI-RDA, conduite par son secrétaire exécutif, Maurice Kakou Guikahué, rencontre l’ex-Président de la République Laurent Gbagbo à Bruxelles, en Belgique.
29 juillet 2019
Henri Konan Bédié, président du Pdci-Rda, au nom de la réconciliation des fils de la Côte d’Ivoire, rend visite à Laurent Gbagbo, en résidence surveillée à Bruxelles (Belgique), malgré son acquittement par la Cour pénale internationale (CPI). ‘’Les présidents Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo ont lancé un vibrant appel à tous les partis politiques, aux associations, à toutes les organisations de la société civile et à toutes les communautés vivant en Côte d’Ivoire, à s’engager résolument dans la voie de la Réconciliation nationale pour asseoir une paix sociale durable et définitive, facteur de développement, de prospérité et de vie harmonieuse entre toutes les composantes de la Nation ivoirienne’’.
27 juillet 2020
Il est désigné par son parti, le PDCI-RDA, pour être son candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre prochain. A l’issue des conventions éclatées dans les délégations communales et départementales ; tout comme dans les délégations hors du pays, Henri Konan Bédié, seul candidat en lice, a obtenu 99,7% des suffrages exprimés pour un taux de participation de 94% ;
27 août 2020
Le candidat du PDCI-RDA a déposé ses dossiers de candidature à la Commission électorale indépendante (CEI) ;
12 septembre 2020
Investiture du Président Henri Konan Bédié, candidat du PDCI-RDA, à Yamoussoukro, capitale politique et administrative de la Côte d’Ivoire et ville natale de Félix Houphouët-Boigny, Fondateur du Pdci-Rda, parrain et référent politique du Président Bédié ; pour la reconquête du pouvoir d’État perdu sous les baïonnettes le 24 décembre 1999.
3 novembre 2020
Les forces fidèles au chef de l’état Alassane Ouattara arrêtent ses proches et le mettent sous résidence surveillée.
PDCI24

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