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Côte d’Ivoire/ Situation socio-politique: après sept années de prison, Charles Blé Goudé a signé son grand retour sur la scène politique nationale

Après sept années passées à la prison de Scheveningen aux côtés de son mentor, Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé a signé son grand retour sur la scène politique nationale avec un entretien accordé, mercredi 05 juin 2019, à la chaîne de télévision française France 24. Morceaux choisis de cette interview où l’ex-ministre ivoirien passe en revue l’actualité politique.

Journaliste : Êtes-vous parmi ceux qui pensent que Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié doivent passer le relais?

Blé : Malheureusement ce n’est pas moi qui décide de cela, la CI a une loi électorale et je suis toujours attaché aux règles et aux lois. Le peuple décidera de qui conduire sa destinée. Il ne faut pas personnaliser le débat politique en CI et le polariser sur des personnes.

Journaliste : Je vais quand même le faire, je vais poser une question sur quelqu’un de votre génération. Est ce qu’on peut considérer Soro comme un leader potentiel, plus jeune?

Blé : C’est un acteur potentiel en CI, qu’on l’aime ou pas, il fait partie des hommes politiques ivoiriens, Maintenant entre ce que l’homme politique veut et ce que la population est prête à accepter il y a un hiatus. On propose une offre politique, un projet de société et il revient à la population de décider. Mais on ne peut pas avoir des gens assis dans leur salon et qui vont décider de notre avenir parce qu’ils se sont octroyés la légitimité de ce qu’on doit penser, de ce qu’on doit dire et de ce qu’on doit faire. Ce n’est pas à moi de le dire. Il est un homme politique, c’est un fait. Maintenant est ce que c’est un bon homme politique, est ce que c’est un homme politique que les ivoiriens doivent prendre comme président ; C’est leur responsabilité

Journaliste : Est-ce que ADO soit se représenter?

Blé : Je vais vous répéter exactement la même chose. ADO voici bientôt 10 ans qu’il est au pouvoir. Les ivoiriens l’ont vu agir. Ils l’ont observé dans sa gestion des libertés, sa gestion de l’économie, dans sa manière de concevoir la société ivoirienne. A la fin c’est à eux de décider s’ils veulent continuer avec lui ou non premièrement, deuxièmement que dit la loi ivoirienne.

Moi je ne mène pas les combats de personne, je veux qu’un système change, que mon pays change, qu’on tire les leçons de ce qui est nous est arrivés. J’ai eu beaucoup de temps pour faire le bilan, je ne veux plus recommencer les mm choses en polarisant les questions d’État sur les individus. Venons-en aux projets, à l’offre politique, aux actions, à l’idéologie et à la vision de ces hommes d’État. Un homme d’État il bâtit dans le temps, il construit, il prépare pour les générations futures. Un politicien il prépare les élections futures. En Côte d’Ivoire, j’ai bien peur qu’on ait plus affaire aux hommes politiques et qu’on manque d’hommes d’État. Les ivoiriens ont besoin d »être soignés, d’une éducation et ont besoin de ressentir la croissance dans leur assiette. C’est de cela qu’il s’agit. Les gens qui fuient la Côte d’Ivoire et qui traversent la méditerranée au prix de leur vie pour venir en Europe pour être ouvrier. Ils fuient la misère et le désespoir. C’est cela que ma génération veut changer.

Journaliste : Vous avez été accusé d’être anti français, est-ce un mauvais procès qu’on vous fait ou admettez-vous l’avoir fait? C’est quelque chose que vous regrettez ou que vous assumez ?

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