
L’opération, visant à actualiser la liste électorale en vue des élections présidentielles d’octobre 2025, devrait se terminer le dimanche 10 novembre sur l’ensemble du territoire.
Des difficultés
Lors d’une conférence de presse à Abidjan, Sébastien Dano Djédjé, président exécutif du PPA-CI, a souligné des difficultés entravant le bon déroulement du processus.
Parmi les problèmes rencontrés, soulevé par l’ancien ministre ivoirien de la Réconciliation nationale, figurent le manque d’affluence dans de nombreux centres d’enrôlement, les défaillances des tablettes utilisées et l’incapacité de certaines d’entre elles à lire les puces des nouvelles Cartes Nationales d’Identité (CNI).
À cela s’ajoute, selon Dano Djédjé, le non-respect du mode opératoire dans certains centres. En outre, le N°2 du PPA-CI a déploré « une lenteur inadmissible » dans la délivrance de documents administratifs : les demandes d’extraits de naissance, de certificats de nationalité et de certificats de résidence déposées depuis plusieurs semaines restent sans réponse. De plus, le manque de formulaires de demande, y compris les registres, est également signalé.
Face à ce qui est perçu comme un « échec inévitable », le PPA-CI exige “une prorogation de la période d’enrôlement d’au moins trois mois”
Pour la diaspora, le PPA-CI dénonce l’absence de centres d’enrôlement dans certains pays de la CEDEAO et de l’ AES. Les centres prévus au Burkina Faso, au Mali et au Niger n’ont pas été ouverts par la CEI, compromettant ainsi le droit de vote des Ivoiriens vivant dans ces pays.
Au Ghana, Togo et Bénin, révèle Dano Djédjé, seul le centre d’Accra a été ouvert, et la durée d’enrôlement a été réduite de 11 à 9 jours. Face à ce qui est perçu comme un « échec inévitable », le PPA-CI exige “une prorogation de la période d’enrôlement d’au moins trois mois”, ainsi qu’un nouvel enrôlement en 2025, conformément à la loi.
Le parti demande aussi la gratuité des documents administratifs nécessaires pour participer aux élections. Avant le PPA-CI, Tidjane Thiam, président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire, avait également appelé à une extension de cette période de révision de la liste électorale.


