
Donald Trump vient de remporter les élections présidentielles américaines face à la démocrate Kamala Harris. Avec plus de 270 grands électeurs déjà acquis, l’ancien président reprend les rênes du pays, selon des résultats encore partiels.
La période de transition : Joe Biden à la manœuvre ?
La prise de fonction de Trump étant prévue pour le 20 janvier 2025, une période de transition de onze semaines s’ouvre. Pendant ce laps de temps, Joe Biden, président sortant, pourrait bien tenter de faire avancer sa politique au Moyen-Orient. Frustré par la position actuelle d’Israël et sous pression d’une partie de l’opinion publique américaine, Biden pourrait durcir le ton avec le gouvernement de Benjamin Netanyahu. Par exemple, il pourrait mettre fin au soutien militaire inconditionnel accordé à Tel-Aviv, surtout en ce qui concerne les armes utilisées à Gaza et au Liban.
Le retour de Trump pourrait également signifier un durcissement des relations entre les États-Unis et l’Iran. Toutefois, les alliés du Golfe, proches de Trump lors de son premier mandat, se montrent réticents à une confrontation militaire directe avec l’Iran, préférant éviter un conflit dévastateur.
Selon Gérald Feierstein, ancien ambassadeur des États-Unis et chercheur au Middle East Institute, Joe Biden pourrait poser des bases pour une résolution du conflit israélo-palestinien, tout en collaborant avec les pays du Golfe pour planifier la reconstruction et la gouvernance de Gaza. Mais, malgré ses efforts, certains experts estiment qu’il sera difficile pour Biden de mener de véritables changements avant l’entrée en fonction de Trump.
Donald Trump, un pro-Juif et Etat Hébreu ?
Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises qu’il souhaitait voir la fin rapide du conflit à Gaza, estimant que cette guerre ternit non seulement l’image d’Israël mais aussi celle des États-Unis. Sa relation avec Netanyahu, jadis amicale, a évolué, et plusieurs analystes pensent que Trump pourrait adopter une approche plus pragmatique. « Il ne soutiendra pas forcément Bibi Netanyahu aussi fermement qu’avant », avance Feierstein.
Certains observateurs, cependant, croient que Trump accorderait une grande liberté à son allié israélien pour poursuivre les opérations militaires à Gaza. « Donald Trump a indiqué qu’il permettrait à Netanyahu de « terminer le travail » à Gaza », explique Gregory Aftandilian, professeur en sécurité mondiale à l’American University. Sous son précédent mandat, Trump avait apporté un soutien sans faille à Israël, notamment en déplaçant l’ambassade américaine à Jérusalem et en reconnaissant le plateau du Golan comme israélien.
Vers une escalade avec l’Iran ?
Le retour de Trump pourrait également signifier un durcissement des relations entre les États-Unis et l’Iran. Il a laissé entendre qu’il pourrait encourager Israël à viser les installations nucléaires iraniennes en réponse aux récents tirs de missiles par Téhéran. Toutefois, les alliés du Golfe, proches de Trump lors de son premier mandat, se montrent réticents à une confrontation militaire directe avec l’Iran, préférant éviter un conflit dévastateur.


