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Sénégal : Depuis Dakar, Macky Sall met en garde le nouveau régime et présente son ambition aux Sénégalais

En pleine campagne électorale pour les législatives anticipées du 17 novembre 2024, l’ex-président du Sénégal, a lancé un message fort et inquiétant à ses concitoyens et a mis en garde le duo Diomaye-Sonko.

Tête de liste de la coalition Takku Wallu Sénégal, l’Enfant terrible de Fatick a dénoncé la dérive populiste et autoritaire du gouvernement actuel et qui selon lui, représente une menace pour la démocratie sénégalaise.

Le 5 novembre, Macky Sall a exprimé sa solidarité envers les victimes des inondations récentes qui ont frappé le pays, un geste de compassion en réponse à la crise humanitaire. Mais au-delà de cette solidarité, l’ancien président a adressé une critique acerbe du gouvernement actuel, qu’il accuse d’incompétence et d’incapacité à répondre aux attentes de la population. Selon lui, l’urgence de la situation exige des mesures concrètes, notamment pour les victimes des inondations, qui souffrent d’un manque d’action efficace.

Dans une lettre poignante, Macky Sall a dénoncé ce qu’il appelle “le populisme, le reniement, les mensonges et la manipulation” comme étant devenus des méthodes de gouvernance privilégiées par l’équipe actuelle.

Le discours de Macky Sall a également porté sur les acquis démocratiques du pays, qu’il juge “gravement menacés”. Il évoque notamment la dégradation de la note souveraine du Sénégal par deux agences de notation internationales, une conséquence directe des tensions politiques internes et des déclarations publiques déstabilisantes.

Il accuse le gouvernement de pratiquer une politique incohérente, fondée sur des promesses non tenues et des discours déconnectés de la réalité du terrain. Ce constat est accompagné de critiques sévères sur la gestion de l’économie, qu’il juge “en grande difficulté”, ainsi que sur les choix stratégiques qui, selon lui, ont fragilisé le pays.

Les dysfonctionnements institutionnels : une inversion des rôles ?

Macky Sall n’a pas hésité à pointer les dysfonctionnements institutionnels majeurs du pays, notamment la dissolution controversée de l’Assemblée nationale. Il a également évoqué les tensions internes entre le président et le Premier ministre, qu’il qualifie de “grave inversion des rôles”. Selon l’ancien chef de l’État, ces crises institutionnelles sont des signes évidents de la dérive du pouvoir exécutif. Une dérive qu’il associe à une tentative de concentration du pouvoir, qui pourrait aboutir à une “dictature”.

Le discours de Macky Sall a également porté sur les acquis démocratiques du pays, qu’il juge “gravement menacés”. Il évoque notamment la dégradation de la note souveraine du Sénégal par deux agences de notation internationales, une conséquence directe des tensions politiques internes et des déclarations publiques déstabilisantes

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