En raison d’un printemps plus frais que la moyenne dans l’est de la Chine, la récolte du thé Longjing cette année a été quelque peu retardée. Cependant, grâce à des robots intégrés à la cueillette traditionnelle, les amateurs pourront profiter de son arôme sans trop attendre.
Le nom du thé tire son origine du nom du village de Longjing situé près du lac de l’Ouest, à Hangzhou, capitale de la province orientale du Zhejiang. Réputé pour sa couleur verte éclatante, ce thé dégage un parfum envoûtant et donne sensation de douceur en bouche. En fin 2022, la fabrication traditionnelle du thé chinois a été inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
L’intelligence artificielle : Une main d’œuvre qualitative
La cueillette manuelle est substantielle pour avoir des feuilles de qualité, en particulier dans les zones montagneuses où la mécanisation est difficile. Outre, l’âge moyen des cueilleurs dans les meilleures zones de Longjing s’élève désormais à 65 ans, aggravant la pénurie de main-d’œuvre dans ce secteur traditionnel.
Cette année, des robots ont rejoint les rangs des cueilleurs pour relever ce défi. A l’instar des cueilleurs humains aguerris qui s’appuient sur l’expérience, ces assistants mécaniques utilisent l’intelligence artificielle (IA) pour identifier automatiquement les bourgeons et les feuilles de thé à travers de vastes quantités de données d’images, tout en offrant une efficacité équivalente à 1,5 travailleur humain.
“Nos bras robotisés imitent la précision des cueilleurs, limitant ainsi les dommages”, explique Zhou Yujie, directeur technique de l’entreprise Hangzhou Aiguorui Intelligent Technology Co., Ltd.
Selon lui, l’entreprise a réduit le coût des bras robotisés d’environ 100.000 yuans soit 7 923 564,0674 franc CFA, à moins de 10.000 yuans et ramené leur poids de 85 à 22 kg. A l’avenir, M. Zhou souhaite voir ces robots s’adapter à différents types de terrains et accélérer les opérations.
Une ingénierie qui s’étend à d’autres domaines d’activités
Les technologies innovantes transforment la culture et la récolte du thé à une vitesse remarquable. A Hangzhou, les robots, des stations de surveillance intelligente sont déployées pour prédire les infestations parasitaires et analyser en temps réel les données météorologiques et relatives au sol. Parallèlement, des drones sont utilisés pour cartographier les champs de thé Longjing et surveiller les épandages de pesticides, assurant une lutte antiparasitaire écologique.
L’expérience à Hangzhou illustre le pari de la Chine sur les innovations technologiques pour promouvoir la revitalisation rurale globale du pays. Le gouvernement chinois a récemment identifié pour la première fois le développement des “forces productives de nouvelle qualité dans l’agriculture” comme priorité absolue, soulignant la nécessité d’accroître le soutien à l’agriculture intelligente. Il appelle donc à étendre l’utilisation de technologies telles que l’IA, les mégadonnées et les systèmes à basse altitude dans la production agricole.



