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Élections apaisées: le GEPCI et le FDFP lancent officiellement la formation des journalistes, sur fond d’incitation au professionnalisme

Paraphé le 9 juillet 2025, le partenariat entre le Fonds de développement de la formation professionnelle (FDFP) et le Groupement des éditeurs de presse de Côte d’Ivoire (GEPCI), destiné à former 132 professionnels des médias en vue de la présidentielle d’octobre, a été officiellement lancé ce mardi 12 septembre à la Maison de la presse au Plateau.

Rehaussée par la présence de plusieurs personnalités, dont le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions rurales, en qualité de parrain, la cérémonie témoigne de l’engagement commun des deux institutions à promouvoir l’excellence et la durabilité dans le secteur de la presse, mais surtout à contribuer à des élections apaisées en Côte d’Ivoire. Le thème choisi pour cette série de formations, « Couverture éthique des élections et gestion durable des entreprises de presse », résume parfaitement cet objectif.

Dans une ambiance conviviale et studieuse, les intervenants ont rappelé le rôle central du journaliste dans une société moderne où s’entremêlent enjeux politiques et économiques.

« La plume ne doit pas devenir une arme de guerre ».
« La presse est un pilier fondamental de toute société libre et équitable. Elle éclaire le débat public, interpelle les consciences et participe activement à la construction d’une citoyenneté responsable. Mais pour que cette mission soit pleinement accomplie, elle doit s’exercer dans un cadre éthique, professionnel et durable », a déclaré le ministre d’État Kouassi Kobenan Adjoumani.

Insistant sur la gestion durable, condition essentielle de l’indépendance et de la pérennité des entreprises de presse, il a mis en garde contre les dérives :
« La plume, dit M. Adjoumani, n’a pas vocation à devenir une arme de guerre, pour exacerber les tensions, provoquer des destructions ou tuer. La plume doit plutôt servir à construire, à critiquer tout en rassemblant autour de valeurs universelles. La plume doit être un instrument de célébration de l’excellence, du travail bien fait et du mérite. »

Un investissement de plus de 21 millions F CFA du FDFP
Le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, a pour sa part salué un partenariat qui prolonge l’action de l’État en faveur de la presse. Il a cependant rappelé que « des sanctions sont prévues contre ceux qui commettent des délits ou violent les règles d’éthique et de déontologie » même si la liberté de la presse est garantie.

Dans la même veine, l’honorable Ben Méité, député de Kani, représentant le président de l’Assemblée nationale en Direction de la profession, s’est fait le porte-parole de ce dernier. Il a demandé aux journalistes, éditrices, éditeurs, responsables de rédaction, professionnels et professionnels des médias, de prendre la pleine mesurede leur rôle. « Vous êtes les gardiens de la parole publique et les architectes de la mémoire collective. Ce rôle exige vigilance, formation continue. Solidarité professionnelle et capacité d’innovation. Faites de cette formation un moment de concentration, de remise en question et de projection », a-t-il lancé au nom du président Adama Bictogo.

Avant ces interventions, le Dr N’dri Philippe, Secrétaire général du FDFP, a souligné que cette formation s’inscrit dans la vision du président Alassane Ouattara, qui a fait de la formation professionnelle une priorité nationale. « Son objectif est clair : renforcer la compétence technique et éditoriale des professionnels des médias, consolider la viabilité économique de leurs entreprises et surtout promouvoir une couverture électorale respectueuse de l’éthique, de la déontologie et de la paix sociale », a-t-il expliqué, précisant que la contribution du FDFP s’élève à plus de 21 millions F CFA pour soutenir 132 journalistes et patrons de presse.
Il a également exhorté les participants à être « des remparts contre la désinformation, la manipulation et les discours haineux. Le journalisme éthique n’est pas seulement une profession, c’est un service rendu à la démocratie. »

« Soutenir les journalistes, c’est soutenir la démocratie »
Le président du GEPCI, Zohoré Lassane, a exprimé sa gratitude envers le FDFP pour son engagement, ainsi qu’aux autorités de l’État et au gouvernement pour leur soutien constant : « Par des actes concrets, ils montrent qu’ils croient en la presse, lui font confiance et veulent lui donner les moyens de jouer pleinement son rôle. »
Soulignant que « la formation est le bouclier des journalistes, leur dernière ligne de défense contre la désinformation dans un monde saturé de fake news », il a rappelé la lourde responsabilité des professionnels des médias : « Nous n’avons pas le droit de jouer avec le feu. Chaque mot que nous publions peut apaiser ou enflammer. Chaque image que nous diffusons peut rassembler ou diviser. Chaque titre que nous choisissons peut construire ou détruire. Voilà pourquoi notre responsabilité est immense. »
Et de conclure : « Soutenir les journalistes, c’est soutenir la démocratie. C’est soutenir la vérité. Renforcer les éditeurs, c’est renforcer la République. Former, renforcer, investir : ce ne sont pas que de simples mots. Ce soutien n’est pas anodin, car aider la presse, c’est aussi aider la démocratie.» Mettant ainsi en exergue la portée du partenariat avec le FDFP.

Pour rappel, cette série de formations a débuté vendredi 12 septembre à Yamoussoukro pour les correspondants de presse et se poursuit à Abidjan depuis lundi avec les journalistes politiques. Confiée au cabinet Africa Skills Leadership Academy (ALSA), elle revisite les fondamentaux du métier tout en mettant en lumière les risques auxquels sont confrontés les professionnels dans l’exercice de leur fonction surtout en période électorale.

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