Le montant de la prestation restera inchangé, mais les sanctions seront plus fortes ainsi que les incitations à accepter un emploi. De nombreuses réformes de l’État-providence, comme celle du système de retraites, sont prévues en Allemagne. Celle de l’aide sociale qui vient d’être adoptée par le Bundestag a à nouveau été accompagnée de vifs débats.
« L’allocation citoyenne » introduite il y a trois ans en Allemagne par le gouvernement social-démocrate d’Olaf Scholz est morte ; au premier juillet, plus de cinq millions de personnes toucheront « l’assurance de base ». Le montant reste identique : 563 euros par mois pour un adulte – moins pour les enfants –, ce à quoi s’ajoute la prise en charge du loyer et du chauffage.
Friedrich Merz, qui déclarait il y a quelques mois que l’État providence en Allemagne n’était plus finançable, avait dénoncé durant la dernière campagne électorale la réforme de son prédécesseur qui avait assoupli les sanctions. Pour les chrétiens-démocrates, la priorité doit être le retour sur le marché du travail, y compris avec des contraintes pour les bénéficiaires. La CDU dénonçait une prestation dont le niveau a sensiblement augmenté et qui dissuaderait les allocataires de travailler.
La nouvelle réforme est le fruit d’un laborieux compromis avec les sociaux-démocrates dont l’aile gauche a traîné les pieds. L’opposition de gauche tire à boulets rouges contre une réforme qui ferait peser un soupçon général contre les personnes en difficulté au lieu de les soutenir.
À l’avenir, les sanctions avec une réduction de l’aide sociale seront plus fortes, comme les contraintes pour accepter un emploi. La formation continue passera à l’arrière-plan. Les économies substantielles espérées par Friedrich Merz sur un budget global de 50 milliards par an restent à l’arrivée symboliques.



