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Guerre au M-O: Fortes tensions liées au déplacement massif de populations au Liban

Le Liban est le front le plus actif après l’Iran dans la guerre qui secoue le Moyen-Orient depuis le 28 février. Les bombardements et les ordres d’évacuation lancés par les Israéliens ont provoqué le déplacement d’un Libanais sur cinq, en majorité de confession chiite. Mais leur accueil reste contrasté : chaleureux dans certaines régions, plus tendu dans d’autres, notamment dans les régions à majorité chrétienne.
Au Liban, depuis le début de la guerre qui secoue le Moyen-Orient, près de 800 000 personnes sont inscrites sur les plateformes officielles. En réalité, le nombre réel de déplacés dépasserait 1,2 million. Parmi eux, environ 150 000 sont hébergés dans des centres d’accueil gérés par les autorités libanaises, les agences des Nations unies et des ONG.

Sur le terrain, l’arrivée de déplacés chiites ne fait pas l’unanimité. Dans les régions à majorité chrétienne, leur l’afflux chiites suscite des craintes et des suspicions qui finissent par se traduire par des tensions. Un climat qui s’explique en partie par le discours politique polarisant, déployé par les partis influents au sein de la communauté. L’amalgame entre le Hezbollah et la population chiite s’est rapidement installé, alimentant dans certaines zones des réticences à l’accueil des déplacés.

 

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