Le gouvernement ivoirien et le système des Nations Unies ont officiellement lancé, le mardi 28 avril 2026 à Abidjan, le Cadre de Coopération pour le Développement Durable (CCDD) 2026-2030. Signé par Souleymane Diarrassouba et Hélène N’garnim-Ganga, ce programme quinquennal mobilise plus d’un milliard de dollars pour soutenir la transformation économique, sociale et environnementale du pays.
Par le lancement du CCDD 2026-2030, les deux partenaires entendent renforcer leur engagement commun en faveur d’un développement durable, inclusif et résilient. La cérémonie officielle s’est tenue à Abidjan en présence de membres du gouvernement, de partenaires techniques et financiers, ainsi que d’acteurs du secteur privé et de la société civile. Ce cadre stratégique, qui couvre une période de cinq ans, s’inscrit dans la continuité des efforts engagés pour accompagner la dynamique de croissance du pays tout en répondant aux défis structurels persistants.
Un programme ambitieux pour transformer l’économie et la société
Doté d’une enveloppe de plus d’un milliard de dollars américains, soit environ 565 milliards de FCFA, le CCDD 2026-2030 constitue un levier majeur pour le développement de la Côte d’Ivoire. Près de 40 % de ce financement est déjà disponible ou en cours de mobilisation, traduisant un engagement concret des partenaires. Ce cadre repose sur trois grandes priorités alignées sur le Plan National de Développement 2026-2030. La première concerne la transformation de l’économie ivoirienne, avec un accent particulier sur la diversification, l’industrialisation et la création d’emplois, notamment pour les jeunes.
Ce cadre repose sur des mécanismes d’évaluation exigeants, dans un souci de transparence et de redevabilité envers les populations et les partenaires.
La deuxième priorité vise à garantir un accès équitable aux services sociaux de base, tout en renforçant la cohésion sociale et la protection des populations les plus vulnérables. Enfin, la troisième priorité porte sur la résilience environnementale et la gouvernance durable, dans un contexte marqué par les effets du changement climatique. À travers ces axes, le programme ambitionne non seulement de soutenir la croissance économique, mais aussi de réduire les inégalités et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Un partenariat renforcé au service des Objectifs de développement durable
Le nouveau cadre capitalise sur les acquis du cycle précédent (2021-2025), qui a permis des avancées notables dans plusieurs domaines. Des progrès ont été enregistrés en matière d’accès à l’éducation et aux soins de santé, d’employabilité des jeunes, d’autonomisation économique des femmes et de renforcement de la cohésion sociale, notamment dans les zones vulnérables. Pour Hélène N’garnim-Ganga, « ce nouveau cycle revêt une importance particulière ». Elle souligne qu’il s’agit d’ « une étape décisive, car il accompagnera la Côte d’Ivoire jusqu’à l’échéance de l’Agenda 2030, représentant ainsi une opportunité majeure d’accélérer la réalisation des objectifs de développement durable ». Elle insiste également sur la nécessité de « s’appuyer sur des partenariats solides et un alignement étroit avec les priorités nationales pour obtenir des résultats concrets et durables. »
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De son côté, le ministre Souleymane Diarrassouba a mis en avant l’engagement du gouvernement à assurer un pilotage rigoureux du programme. Il a souligné que « ce cadre repose sur des mécanismes d’évaluation exigeants, dans un souci de transparence et de redevabilité envers les populations et les partenaires». Le lancement du CCDD 2026-2030 marque ainsi une nouvelle phase dans la coopération entre la Côte d’Ivoire et les Nations Unies. Au-delà des financements mobilisés, il traduit une ambition commune, celle de construire une économie plus diversifiée et performante, tout en garantissant une société plus équitable et résiliente. À l’horizon 2030, ce partenariat stratégique pourrait jouer un rôle déterminant dans l’atteinte des objectifs de développement durable, en renforçant les capacités du pays à faire face aux défis économiques, sociaux et environnementaux.



