À l’occasion de sa rentrée politique, le mouvement Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI) dirigé par Assalé Tiémoko Antoine, a rassemblé ses militants le samedi 2 mai 2026 à Tiassalé.
Face à ses partisans, le leader politique a dressé un diagnostic critique de la gouvernance actuelle et exposé les orientations de son mouvement, dans un discours à la fois offensif et structuré autour d’un appel à la réforme démocratique. Entre dénonciation des dysfonctionnements électoraux, plaidoyer pour une justice sociale et promotion d’un modèle progressiste axé sur la science et l’innovation, ADCI affirme son ambition de s’imposer comme une nouvelle force politique en Côte d’Ivoire.
Une charge frontale contre le système démocratique
Face à ses partisans, Assalé Tiémoko Antoine a dressé un constat sévère du fonctionnement de la démocratie ivoirienne, qu’il juge fragilisée par des mécanismes jugés opaques. Le président de l’ADCI a notamment pointé du doigt le système de parrainage citoyen, qu’il considère comme un obstacle à une compétition équitable. Dans une attaque directe contre les restrictions des libertés, il a rappelé une déclaration marquante « Ils veulent empêcher l’expression libre, chez eux c’est la pensée unique, ils veulent dire voici la route et c’est la seule route que vous pouvez prendre, et nous n’accepterons pas cela. Je pense que les Ivoiriens ont bien compris que ces gens sont arrivés avec une idée précise, c’est de bâillonner les Ivoiriens, nous ne l’accepterons pas ». Pour lui, l’urgence est claire restaurer la confiance à travers plus de transparence et une réforme en profondeur du système électoral.
Inégalités sociales un diagnostic sans concession
Au-delà des questions institutionnelles, le leader politique a insisté sur la fracture sociale qui traverse le pays. Entre croissance économique affichée et réalité quotidienne difficile, il dénonce un décalage profond qui pénalise les populations, notamment rurales.
Évoquant la situation des producteurs agricoles et la pauvreté persistante, il a martelé que la richesse nationale ne profite pas à tous. ADCI entend ainsi repositionner la justice sociale au cœur du débat public, en plaidant pour une meilleure redistribution des ressources et une prise en compte des couches les plus vulnérables.
Se voulant en rupture avec les clivages classiques, Assalé Tiémoko Antoine a revendiqué un positionnement « progressiste et républicain ». Son ambition bâtir une société fondée sur la connaissance, la technologie et l’innovation.
Dans cette dynamique, il appelle à investir massivement dans l’éducation scientifique, la recherche et le numérique, afin de transformer structurellement l’économie ivoirienne. Pour ADCI, la fin du cycle politique actuel représente une opportunité de refonder le contrat social et de faire émerger une « société de la confiance », où mérite et compétence guideraient désormais l’action publique.



