Quatre individus ont été condamnés à des peines allant de 12 à 22 ans pour trafic de migrants et traite d’êtres humains, selon le parquet général libyen.
Le tribunal pénal de Tripoli a prononcé des peines de prison contre quatre personnes reconnues coupables de trafic de migrants et de traite d’êtres humains, a indiqué le bureau du procureur général libyen. Les condamnations s’échelonnent de 12 à 22 ans de réclusion, à l’issue d’une procédure fondée sur une enquête portant sur les activités d’un réseau criminel opérant depuis la ville côtière de Zuwara.
Les investigations ont établi que les accusés participaient à l’organisation de traversées irrégulières à destination de l’Europe, tout en étant impliqués dans des actes d’enlèvement et d’extorsion. Le parquet précise que des migrants étaient retenus afin de contraindre leurs familles à verser des sommes d’argent, notamment à travers l’envoi de vidéos attestant des violences subies.
Le jugement rendu détaille les peines individuelles : le principal accusé a été condamné à 22 ans de prison, un second à 15 ans, tandis que deux autres ont écopé de peines de 12 ans, dont l’un a été jugé par contumace. Les autorités judiciaires n’ont pas précisé le nombre exact de victimes concernées par cette affaire.
Ce dossier s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre les réseaux de trafic de migrants en Libye, principal point de départ des routes migratoires en Méditerranée centrale. Les autorités libyennes, en coordination avec des partenaires internationaux, annoncent régulièrement des opérations visant à démanteler ces filières.
Par cette décision, la justice libyenne marque une nouvelle étape dans le traitement judiciaire des affaires liées à la migration irrégulière et aux réseaux criminels qui en tirent profit, alors que la pression migratoire reste élevée sur cet axe stratégique reliant l’Afrique du Nord à l’Europe.



