À Yogyakarta, en Indonésie, une opération de police menée fin avril 2026 dans une crèche illégale a révélé des actes de maltraitance d’une extrême gravité sur des nourrissons et jeunes enfants. Ligotés, entassés dans des pièces étroites et victimes de violences répétées, plusieurs bébés vivaient dans des conditions jugées inhumaines.
Treize personnes, dont des éducateurs et responsables de la structure, ont été inculpées après la découverte de vidéos choquantes. L’affaire relance le débat sur le manque de contrôle des centres d’accueil pour enfants en Indonésie.
Une découverte qui bouleverse le pays
L’affaire éclate après le signalement d’un ancien employé dénonçant des pratiques violentes au sein de la crèche. Lors de leur intervention, les forces de l’ordre découvrent des nourrissons dénudés, attachés aux mains et aux pieds, couchés directement sur le sol. Certains enfants étaient regroupés à plusieurs dans des espaces confinés, sans conditions d’hygiène adaptées. Les images de vidéosurveillance diffusées sur les réseaux sociaux provoquent rapidement l’indignation. Selon les premiers éléments de l’enquête, plus d’une cinquantaine d’enfants auraient subi des violences physiques ou de graves négligences. Des parents évoquent des blessures inexpliquées, des bleus fréquents ainsi que des changements inquiétants dans le comportement de leurs enfants.
Un système de garde pointé du doigt
Face à l’ampleur du scandale, treize suspects ont été arrêtés, parmi lesquels le directeur de la structure et plusieurs employés. Les accusés auraient tenté de justifier les sévices par un manque de personnel et la volonté “d’empêcher les enfants de déranger”. Une défense rejetée par les autorités. L’enquête a également révélé que l’établissement fonctionnait sans autorisation officielle. Ce drame met en lumière les failles du système de contrôle des crèches en Indonésie, où de nombreuses structures échappent encore aux inspections. Pour les spécialistes, les conséquences psychologiques sur les enfants pourraient être durables.



