05212022Headline:

Lutte contre le paludisme : Abdoulaye Diouf Sarr annonce la distribution de quelque 7 millions de Milda

Le ministre de la Santé et de l’action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a procédé hier à Karang, en compagnie de son homologue gambien, Ahmadou Lamin Samakeh, au lancement officiel de la Campagne nationale de distribution de masse de Moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action (Milda). Durant cette campagne qui se fera en synchronisation avec la Gambie, il est prévu la distribution de 6 millions 977 mille 550 Milda dans 12 des 14 régions du Sénégal.

Par Dioumacor NDONG-Correspondant – Dans le cadre du combat qu’il mène en vue d’éradiquer le paludisme à l’horizon 2030, le gouvernement du Sénégal va procéder, cette année, à une distribution d’environ 7 millions de Moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action (Milda). Ces moustiquaires, d’une valeur de plus de 8 milliards de francs Cfa, seront distribuées dans les régions de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack, Kédougou, Kolda, Louga, Matam, Saint-Louis, Sédhiou, Tambacounda et Ziguinchor. C’est ce qu’a annoncé le ministre de la Santé et de l’action sociale hier à Karang, département de Foundiougne, lors de la cérémonie officielle de lancement de la campagne de distribution de masse de Milda, couplée à la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme. Comme en 2019, cette campagne 2022 sera organisée de manière synchrone avec la République sœur de Gambie dont le ministre de la Santé et de l’action sociale, Ahmadou Lamin Samakeh, a coprésidé la cérémonie de lancement. Laquelle, selon Abdoulaye Diouf Sarr qui a salué le «partenariat dynamique» entre les deux pays frères, traduit cette vision partagée et la volonté des deux chefs d’Etat de fonder une solidarité agissante dans le domaine de la lutte contre le paludisme. «Les leçons issues de cette belle expérience de coopération transfrontalière constituent sans nul doute des stratégies qui seront, à coup sûr, utilisables dans d’autres contrées du continent africain, dans le but d’accélérer le processus d’élimination du paludisme à l’échelle continentale», s’est encore réjoui Abdoulaye Diouf Sarr.
Par ailleurs, le ministre sénégalais de la Santé et de l’action sociale a souligné l’augmentation des cas de paludisme dans le monde entre 2019 et 2020. En effet, selon lui, dans son rapport mondial 2021 sur le paludisme, l’Organisation mondiale de la santé (Oms) a enregistré en 2020, 241 millions de cas recensés essentiellement dans la région Afrique, contre 227 millions en 2019. Là où, à en croire toujours ledit rapport, le nombre de décès est passé de 558 mille en 2019 à 627 mille en 2020, soit 69 mille décès de plus. Un état de fait que l’on explique, entre autres, par des perturbations des services de prévention, de diagnostic et de traitement du paludisme durant la pandémie du Covid-19.
Dans le même ordre d’idées, Abdoulaye Diouf Sarr a indiqué qu’au niveau national, les tendances de la morbidité et de la mortalité sur la période 2020-2021 témoignent d’une légère hausse, avec le nombre de cas de paludisme qui est passé de 445 mille 313 en 2020 à 536 mille 850 en 2021. Dans la même période, le nombre de décès est passé de 373 à 399. De plus, le ministre a laissé entendre que la situation épidémiologique a aussi fait apparaître une baisse significative de la morbidité palustre chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes, de 2017 à 2021, avec respectivement 26,3% et 51,1%.

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