06252022Headline:

Lutte contre le terrorisme: Une réunion des chefs d’Etats-majors des pays membres de la CEDEAO sans le Mali

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans la région Ouest Africaine, les chefs d’Etat‑major de la CEDEAO se sont à nouveau réunis à Accra, la capitale de Ghana.
La réunion extraordinaire aura duré deux jours. Les chefs d’état-major des pays de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) se sont retrouvés du jeudi 5 et vendredi 6 mai 2022 à Accra. Leur mission était de travailler au renforcement de la coopération entre États afin de lutter contre l’insécurité grandissante en Afrique de l’Ouest.
Bien que suspendu de l’instance, le Mali, le Burkina Faso et la Guinée étaient attendus
Malgré leur suspension des instances de la CEDEAO, le Mali, le Burkina Faso et la Guinée avaient été conviés à ce rendez-vous. Au final, seul le représentant malien a fait défaut, comme rapporté par RFI.

« La contribution des uns et des autres a permis de prendre un nouvel élan dans le cadre de la lutte contre le terrorisme », a déclaré le général Francis Béhanzin, commissaire des Affaires politiques, paix et sécurité au sein de l’organisation sous-régionale, en clôture de ces travaux, sans donner plus de détails, selon la source.

Pas un pays côtier à l’abri du djihadiste
Que retenir alors de ces deux jours d’échange ? Qu’« aucun pays côtier n’est en ce moment à l’abri d’une attaque djihadiste. Aucun pays n’est plus menacé qu’un autre. Mais tous les pays aujourd’hui sont sous la menace d’attaques de groupes armés terroristes », assure le général Lassina Doumbia, le chef d’État-major des armées de Côte d’Ivoire.
Le chef d’État-major des armées de Côte d’Ivoire estime aussi : « Il nous appartient premièrement que chacun, sur son territoire, prenne des mesures pour le défendre, et ensuite que nous mettions en place un mécanisme de coordination entre nos différentes armées pour être en mesure de sécuriser nos territoires et de venir en appui aux pays qui font déjà face aux groupes armés terroristes. Et cette réunion nous a évidemment permis d’avancer dans ce sens-là. »

« Avoir une approche globale »
Pour lui, la réponse ne peut pas être uniquement militaire. « Il ne s’agit pas seulement de combattre. Mais il s’agit d’avoir une approche globale », estime-t-il.

La CEDEAO appelle les autorités maliennes à proposer rapidement un chronogramme acceptable
« Indépendamment de l’action militaire, plusieurs autres actions doivent être menées dans ces zones que nous considérons comme des zones de vulnérabilité, notamment une présence de plus en plus accrue de l’État, un soutien de plus en plus effectif au profit des populations de sorte à réduire toutes les vulnérabilités que ces groupes djihadistes peuvent exploiter pour enrôler les populations locales », assure le général Lassina Doumbia.

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