A Kano, au Nigeria, 9 musulmans, dont 2 femmes ont été mis aux arrêts par la police islamique (Hisbah), pour avoir mangé pendant le jeûne. Selon des sources concordantes, les 9 fidèles musulmans ont été accusés d’avoir rompu le jeûne le premier jour du Ramadan.
Les faits se sont produits mercredi 18 février 2026, date marquant le début du Ramadan dans plusieurs pays musulmans, dont le Sénégal. À Kano, grande ville du nord du Nigeria, les personnes interpellées auraient été surprises en train de s’alimenter en pleine journée. Elles affirment, pour certaines, ignorer que le mois sacré avait probablement commencé.
Une application stricte de la charia à Kano
Depuis plus de vingt ans, la charia coexiste avec le système juridique laïc nigérian dans plusieurs États du nord, dont Kano. Dans ce contexte, la police religieuse locale, appelée Hisbah, est chargée de veiller au respect des prescriptions islamiques, notamment pendant le mois de Ramadan. Chaque année, ses agents patrouillent dans les cafés, marchés et restaurants pour s’assurer du respect des heures de jeûne. Le commandant général adjoint de la Hisbah, Mujahid Aminudeen, a défendu ces arrestations en affirmant que les personnes interpellées apprendront « l’importance du jeûne, comment prier, lire le Coran et devenir de meilleurs musulmans ». Une justification présentée comme pédagogique par les autorités religieuses, mais qui ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté musulmane nigériane.
L’Hisbah devrait poursuivre ses patrouilles durant tout le mois sacré, qui devraient s’achever autour du 19 mars 2026, avec la célébration de l’Aïd al-Fitr prévue vers le 20 mars.
Le jeûne du Ramadan repose sur des règles précises. Les fidèles doivent s’abstenir de manger, de boire et d’avoir des relations intimes de l’aube au coucher du soleil. Toutefois, des exemptions existantes : les enfants impubères, malades, voyageurs ou femmes dans certaines situations physiologiques peuvent être dispensés, avec possibilité de rattrapage ultérieur. Dans cette affaire, les autorités n’ont pas précisé si les neuf personnes arrêtées feront l’objet de poursuites judiciaires. L’Hisbah devrait poursuivre ses patrouilles durant tout le mois sacré, qui devraient s’achever autour du 19 mars 2026, avec la célébration de l’Aïd al-Fitr prévue vers le 20 mars. Entre respect des traditions religieuses et libertés individuelles, le débat reste ouvert au Nigeria.



