Alors que la conférence de presse pour le lancement du Festival des musiques d’Anoumabo (Femua 10), se tenait ce lundi en France, un journaliste a posé une question qui a décontenancé le commissaire général, Traoré Salif connu sous le nom d’Asalfo
Le Commissaire général du Festival des musiques d’Anoumabo (Femua), Salif Traoré dit A’Salfo était face à la presse ce lundi 27 février 2017 pour le lancement officielle de la 10ème édition du Femua à Paris. Lors de cette conférence de presse, un journaliste s’est fait remarquer par une question sur sa relation avec les présidents ivoiriens, provoquant les moqueries de certains confrères. Se référant à ses relations avec Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié et aujourd’hui Ouattara, le journaliste Paul Oro a ainsi posé sa question « Qu’est ce qui fait courir Asalfo dans les palais présidentiels ivoiriens ? » Le malheureux auteur de la question fut à l’instant victime de l’un des lynchages ironiques qui font le charme de la tribune des journalistes , lesquels sont cependant capables d’endurer le spectacle des questions convenues, complaisantes et complices. A la suite de cette question se sont esquissés des regards et des sourires. Comme pris au piège, le « Gaou magicien » s’en sort par une pirouette un rien méprisante en entreprenant de tourner en dérision la question posée « Dans la vie chacun nait avec une petite étoile, bien que je sois né à Anoumanbo, aujourd’hui là où nous sommes il existe une net distance, alors il fallait plutôt demander pourquoi les présidents courent derrière nous ?» a répondu le Magicien.
Asalfo a affirmé qu’après avoir côtoyé les présidents Chirac, Sarkozy et François hollande et les présidents ivoiriens Cités si dessus il est manifeste de reconnaitre que magic système a une carrière “très traceuse, magic système est un groupe républicain qui a su s’imposer non seulement par la musique mais par ses actions sur le terrain”, en répondant à la polémique provoquée par la question du journaliste.
Il s’est aussi expliqué sur ses confidences à propos de “magecratie” dans le jargon ivoirien avec le régime actuel au pouvoir, le confirmant à demi-mot: “Si j’ai une occasion de manger avec le président je n’hésiterai pas parce que ce n’est pas donné à n’importe qui”. S’est-il exprimé pour en finir.
imatin



