
Dans une déclaration sur Telegram, les rebelles ont annoncé : « Nous déclarons la ville de Damas libérée du tyran Bachar Al-Assad. » Ce message s’accompagne d’un appel aux Syriens déplacés et aux prisonniers à envisager un retour dans leur pays, après des années d’oppression et de souffrance.
Assad a pris la clé des champs, selon l’OSDH
La coalition dirigée par HTS avait déjà revendiqué la prise de la ville stratégique d’Homs un peu plus tôt. Un autre lieu sensible du régime, la prison militaire de Saydnaya, située à une vingtaine de kilomètres au nord de Damas, a également été libéré, selon les rebelles.
La fuite de Bachar Al-Assad semble confirmer la fragilité du régime. D’après l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), basé à Londres mais avec de nombreux contacts en Syrie, le président aurait quitté le pays via l’aéroport de Damas.
« Assad a quitté la Syrie avant le retrait des forces armées et de sécurité du site », a déclaré Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH.
Cependant, cette information reste controversée. Plus tôt dans la journée, la présidence syrienne avait démenti les rumeurs sur une fuite d’Assad, affirmant qu’il exerçait toujours ses fonctions depuis la capitale.
La prison de Saydnaya : Un symbole de la répression détruit
La libération de Saydnaya par les rebelles représente une victoire de taille. Connue pour être un pilier de la machine répressive du régime, cette prison militaire avait acquis une sinistre réputation. Un rapport d’Amnesty International publié en 2017 estimait que jusqu’à 5 000 prisonniers y avaient été exécutés entre 2011 et 2016.
Dès 1987, Amnesty avait documenté 35 techniques de torture systématiquement utilisées par le régime syrien dans ses prisons. La guerre civile, débutée en 2011, a exacerbé ces pratiques, rendant les violations des droits humains encore plus graves et répandues.
Des témoignages poignants ont également mis en lumière l’ampleur des massacres. En 2022, des journalistes avaient rencontré à Berlin deux hommes chargés d’enterrer les corps des victimes, illustrant l’horreur des exactions commises à Saydnaya et dans d’autres lieux similaires.


