
Avec un prix unitaire avoisinant les 800 000 dollars, le véhicule « Liberty » de la société néerlandaise PAL-V – équipé de trois roues, d’un rotor et d’une hélice et ayant la particularité de pouvoir à la fois de rouler et de voler – sera déployé en 2027 aux Émirats arabes unis (EAU), une fois certifié pour une utilisation aérienne.
Une voiture qui vole
La révolution aérienne de l’industrie de l’automobile prend forme aux Émirats arabes unis (EAU) avec l’arrivée imminente de la PAL-V Liberty. Le modèle Liberty peut parcourir 500 km dans les airs avec un plein de Super Sans Plomb, à une vitesse maximale de 160 km/h, que ce soit au sol ou à 3 000 mètres d’altitude. Sur route, l’autonomie grimpe à 1 300 km. La transformation du véhicule en mode vol ne prend qu’une dizaine de minutes : il suffit de déployer le rotor principal, l’hélice arrière, et de surélever le châssis via un simple bouton.
Conçue pour deux passagers, la PAL-V Liberty promet de révolutionner la mobilité, notamment dans des zones urbaines congestionnées comme Dubaï. « Elle pourrait réduire considérablement les durées de trajet pendant les heures de pointe », explique van den Bosch. Développée depuis 2008, la Liberty a été certifiée pour la route en 2020. Côté aérien, la PAL-V a récemment franchi la dernière étape vers sa certification complète.
L’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) et la Federal Aviation Administration (FAA) américaine ont donné leur feu vert réglementaire, une démarche généralement longue de 10 à 12 ans. Début avril 2025, l’AESA a rendu un avis de non-objection technique, ouvrant la voie à la commercialisation. Avant le lancement officiel, la société réalisera dès 2026 cent heures de vols de vérification.
Un modèle pensé pour les déserts du Golfe
Le climat aride des Émirats n’effraie pas la voiture volante PAL-V Liberty. Le modèle a été spécifiquement conçu pour s’adapter aux conditions désertiques et sablonneuses. « C’est un marché idéal pour notre véhicule », assure van den Bosch. Le décollage nécessite seulement un espace de 200 mètres sur 30, tandis qu’un terrain de 30 mètres suffit pour l’atterrissage.
Quant aux questions de sécurité, le dirigeant se veut rassurant que la Liberty possède deux moteurs, un parachute volant et la capacité d’atterrir en urgence. Le véhicule, proposé à environ 800 000 dollars l’unité, vise principalement une clientèle de professionnels, de gouvernements et de particuliers aisés. Ses premiers exemplaires seront livrés en Europe fin 2026, avant d’arriver aux Émirats l’année suivante, en partenariat avec Jetex, géant de l’aviation d’affaires.


