
Au même moment, à Rome, ’Iran et les États-Unis bouclaient une deuxième session de négociations. Israël se met à l’écart des discussions et se montre très inquiet des intentions de Téhéran. Netanyahu assure qu’Israël restera vigilant, peu importe l’évolution des pourparlers internationaux.
Une guerre à Gaza que Netanyahu ne veut pas interrompre
Ce micmac surgit après un nouveau rejet par le Hamas des propositions israéliennes de cessez-le-feu et de libération partielle des otages capturés lors de l’attaque du 7 octobre 2023. Le Premier ministre a profité de l’occasion pour défendre sa stratégie de guerre, malgré les critiques croissantes dans son propre pays.
« Je ne céderai pas aux assassins qui ont perpétré le plus grand massacre du peuple juif depuis la Shoah. Nous sommes dans une phase décisive du conflit, et cette étape exige de la patience et de la détermination », a-t-il insisté. « Nous ne mettrons pas fin à cette guerre de rédemption avant de détruire le Hamas à Gaza, avant de ramener tous les otages, et avant de garantir que la bande de Gaza ne représente plus un danger pour Israël. »
Mais le discours du Premier ministre n’a pas convaincu tout le monde. Le Forum des familles d’otages, principal collectif militant pour leur libération, a exprimé son exaspération. « Netanyahu refuse de terminer la guerre pour des raisons personnelles. Il enterre les otages dans les tunnels », a dénoncé Einav Zangauker, mère de Matan, détenu depuis plus de six mois à Gaza. Le collectif a publié un communiqué très critique : « Ce soir, nous avons entendu un flot de paroles interminables sur ce qu’il ne faut pas faire. Il y a une solution claire, faisable et urgente : conclure un accord pour ramener tout le monde, même si cela implique de mettre fin aux combats. »
Nucléaire : des négociations relancées entre Washington et Téhéran
Pendant ce temps, à Rome, l’Iran et les États-Unis ont conclu leur deuxième session de pourparlers indirects sur le programme nucléaire iranien. Les discussions, qualifiées de « constructives » par plusieurs médias iraniens, ont été facilitées par un médiateur d’Oman, qui a transmis les messages entre les deux délégations.
Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères et négociateur en chef, a déclaré : « C’était une bonne réunion, et je peux dire que les négociations avancent. » Il a précisé que des discussions techniques reprendraient dès mercredi, avant une nouvelle rencontre prévue samedi prochain à Oman.
Selon Téhéran, les discussions ont été strictement limitées à la question du nucléaire. « Les Américains n’ont jusqu’à présent soulevé aucune discussion en dehors de la question du nucléaire », a assuré Abbas Araghchi, alors que certains médias évoquaient un élargissement potentiel à la question du programme balistique iranien ou au soutien à des groupes armés.


