12042021Headline:

Côte d’Ivoire/ mort tragique du maire de la ville de Bouaflé : les responsabilités situées

C’est avec émoi que nous avons appris hier jeudi 18 novembre le rappel à Dieu de Dr LEHI BI Lucien, Maire de la Commune de Bouaflé, brutalement arraché à l’affection des siens des suites d’un accident de la circulation la nuit.

A la suite de ce décès tragique, le Journaliste-écrivain, analyste politique, Prix spécial Norbert Zongo du journalisme investigation, Andre Silver Konan situe les responsabilités dans une plume.

“Je ne cherche à accuser personne, mais le problème a le mérite d’être posé, dans le cadre de mon job citoyen d’éveil des consciences, même quand la situation est au drame. Et de grâce, que personne ne vienne me parler de ce qu’il faut attendre que le deuil passe, avant de poser le problème. Après le deuil, connaissant la propension surprenante de certains Ivoiriens à ne s’alarmer que quand les circonstances se posent, je reste convaincu que la question ne sera plus à l’ordre du jour. Que l’âme du maire Lucien Lehié Bi demeure en paix, un homme plein de vie, comme vous pouvez le constater sur cette image.
Résumons : l’élu est mort parce que la carcasse d’un véhicule calciné obstruait la voie qu’il empruntait la nuit. Une carcasse n’est pas visible de loin. En voulant l’éviter, il a croisé une mort violente sur l’autre voie de la route. Une famille endeuillée, une ville (Bouaflé) inconsolable, un destin brisé. La faute à qui, sinon à quoi ? La faute à une carcasse de car brûlé. La question est : qui avait compétence pour enlever cette carcasse ? Ne me parlez pas du propriétaire, je n’y crois pas. Pourquoi je n’y crois pas ? Parce qu’il a tout perdu dans l’incendie et raisonnablement, on ne peut demander à une personne qui a tout perdu, d’engager elle-même des dépenses supplémentaires pour enlever une carcasse qui ne lui servira à rien.
De ce fait, la raison principale pour laquelle je ne crois pas, est que quand nos véhicules sont en panne, nous trouvons très souvent des entreprises qui viennent les enlever, sans que nous ne les appelions et ces entreprises nous font payer des frais. Si donc, dans ce pays, il y a des entreprises qui se chargent d’enlever les véhicules qui obstruent les voies, quand elles sont en panne et nous les font payer ; pourquoi n’y en aurait-il plus, quand elles sont brûlées et irrécupérables ?
Il y a 2 ou 3 ans, j’ai passé mon temps à dénoncer cette anomalie, quand un véhicule qui avait brûlé à l’entrée de ma cité à Abidjan, ne trouvait personne pour l’enlever. Il a fallu que je crie fort pour qu’une structure étatique vienne l’enlever. Je répète donc la question : quelle structure était chargée d’enlever cette carcasse de car ? Pourquoi cette carcasse qui était sur cette voie depuis au moins 24 heures, n’a-t-elle pas été enlevée ? Les ministères des Transports ou de l’Equipement routier doivent répondre à ces questions. L’usager de la route qui paye des ponts à péage sur diverses voies, doit savoir.
J’invite les ayant-droits du maire Lehié Bi à aller jusqu’au bout de cette affaire. Les lignes ne bougeront pas, les décisions ne seront pas prises, tant que nous continuerons à laisser tout à Dieu, sachant que le Bon Dieu a beaucoup mieux à faire que de mener nos combats d’hommes par procuration. Si une structure n’a pas fait son job dans cette affaire, les ayant-droits doivent le savoir, les responsabilités doivent être situées et les conséquences tirées. Dieu accueille le maire Lehié Bi dans Son royaume. Yako à sa famille et à ses administrés. Dieu nous donne la bonne compréhension !,” dit-il .

Sapel

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